Comment savoir si on est bénéficiaire d’une assurance vie : la démarche, les délais, les recours

Illustration duotone indigo de trois portails monumentaux alignes dont un seul est entrouvert, laissant passer un rai de lumiere, metaphore des trois circuits officiels pour savoir si on est beneficiaire d'une assurance vie
L’essentiel en quatre lignes

Décès de moins de dix ans : vous saisissez l’AGIRA, gratuitement, avec l’acte de décès. Elle transmet votre demande à tous les assureurs sous 15 jours, et celui qui vous a désigné a un mois pour vous écrire.

Décès de plus de dix ans : le contrat a pu être transféré à la Caisse des Dépôts. La recherche se fait sur Ciclade, seul guichet officiel, gratuit lui aussi.

Silence radio : ce n’est pas un refus, c’est le protocole. Seuls les bénéficiaires désignés sont contactés. Une troisième voie existe, très peu citée : mandater un notaire, qui interroge le fichier FICOVIE.

Le contrat est trouvé : l’assureur a 15 jours pour réclamer vos pièces, puis un mois pour payer. Au-delà, le capital produit des intérêts au double puis au triple du taux légal, soit 13,68 % puis 20,52 % au second semestre 2026.

Un proche est décédé. Quelqu’un vous a dit qu’il avait « pris une assurance vie », ou vous avez trouvé un relevé dans ses papiers, ou vous n’avez rien du tout et seulement un doute. La question est simple, la réponse ne l’est pas : personne ne va vous prévenir spontanément si vous ne bougez pas, et l’organisme à saisir n’est pas le même selon la date du décès.

Cet article ne traite pas de la rédaction d’une clause bénéficiaire. Il déplie la démarche, de la première lettre au dernier recours : quel guichet, avec quelles pièces, sous quel délai opposable, et que faire quand l’assureur ne répond plus. Tous les délais et tous les taux cités viennent du code des assurances, de service-public.gouv.fr, du portail commun des autorités financières (ABE Infoservice) et de la Caisse des Dépôts.

La réponse courte : trois portes, et une seule s’ouvre à la fois

Il n’existe pas un fichier public où taper un nom pour savoir si on est bénéficiaire. Il existe trois circuits, qui ne se recouvrent pas et qui ne se choisissent pas librement : c’est la situation qui désigne le bon.

L’AGIRA

Le guichet unique des décès récents. Une seule demande, transmise à toutes les entreprises d’assurance de personnes et institutions de prévoyance. Gratuit. Limite pratique : les décès de moins de dix ans.

Ciclade

Le service de la Caisse des Dépôts pour les contrats non réclamés qui lui ont été transférés, dix ans après que l’assureur a connu le décès. Gratuit, uniquement en ligne.

Le notaire mandaté

La voie oubliée. Un notaire que vous mandatez peut interroger l’administration fiscale et le fichier FICOVIE, qui recense les contrats d’au moins 7 500 euros.

164,4 M€

C’est ce que la Caisse des Dépôts a restitué en 2025, tous produits confondus, pour environ 174 000 paiements, soit 943 euros en moyenne par dossier. La même année, 89 millions d’euros ont été définitivement acquis à l’État faute de réclamation. Source : groupe Caisse des Dépôts, 17 mars 2026.

Deux idées fausses tombent dès maintenant. D’abord, l’assureur a l’obligation légale de vous chercher : depuis 2016, il doit consulter au moins une fois par an le répertoire national d’identification des personnes physiques pour repérer ses assurés décédés, puis retrouver les bénéficiaires et payer sans attendre qu’ils se manifestent (article L.132-9-3 du code des assurances). Ensuite, la Caisse des Dépôts, elle, ne cherche personne : elle le dit noir sur blanc sur Ciclade, elle ne contacte ni les particuliers ni les notaires. Si vos sommes sont chez elle, c’est à vous d’aller les réclamer.

Arbre de démarche : qui saisir, avec quoi, sous quel délai

Quatre questions, une sortie. L’outil désigne l’organisme compétent, les pièces exigées, le délai que la loi rend opposable et le recours quand ça bloque. Les réponses affichées sont exactement celles du tableau de référence publié juste après : rien n’est caché, vous pouvez tout vérifier ligne par ligne.

Quel organisme saisir, et ce qu’il vous oppose

Répondez aux quatre questions. La sortie se met à jour immédiatement.

1. L’assuré est-il décédé ?

2. Le décès date de combien de temps ?

3. Savez-vous quel organisme détient le contrat ?

4. Où en êtes-vous ?

Décès de moins de dix ans, contrat non identifié, rien n’a encore été fait

Où s’adresser

L’AGIRA

Le guichet unique. Elle interroge d’un coup toutes les entreprises d’assurance de personnes et institutions de prévoyance, par formulaire en ligne ou par courrier. C’est gratuit.

Ce qu’il faut joindre

Copie de l’acte ou du certificat de décès, nom, prénoms et dates de naissance et de décès du défunt, vos nom, prénoms et adresse postale.

Le délai opposable

15 jours pour que l’AGIRA transmette, puis un mois pour que l’assureur vous informe si vous êtes désigné (article L.132-9-2).

Si ça bloque

Aucune réponse ne veut pas dire refus : seuls les bénéficiaires désignés sont contactés. Passez à la voie du notaire.

Information générale à jour au 30 juillet 2026, qui ne remplace pas l’avis d’un notaire ou d’un avocat sur votre dossier. Les délais cités sont ceux du code des assurances et du droit de la consommation ; un contrat régi par un droit étranger peut y échapper.

Le tableau de référence, qui alimente l’outil

Ces huit lignes couvrent les 17 combinaisons possibles des quatre questions. C’est cette table que l’outil lit pour composer sa réponse.

Situation Où s’adresser Ce qu’il faut joindre Le délai opposable Si ça bloque
L’assuré est vivant : aucune recherche n’est possible PersonneAucun organisme ne peut vous répondre. La loi exige la preuve du décès de l’assuré avant toute recherche, et la clause reste confidentielle de son vivant. Rien à envoyer : une demande sans preuve du décès est irrecevable. Aucun. Le délai d’un mois de l’article L.132-9-2 ne court qu’après un décès prouvé. La seule voie est de poser la question à l’assuré lui-même. Il n’est jamais tenu de répondre.
Décès de moins de dix ans, contrat non identifié, rien n’a encore été fait L’AGIRALe guichet unique. Elle interroge d’un coup toutes les entreprises d’assurance de personnes et institutions de prévoyance, par formulaire en ligne ou par courrier. C’est gratuit. Copie de l’acte ou du certificat de décès, nom, prénoms et dates de naissance et de décès du défunt, vos nom, prénoms et adresse postale. 15 jours pour que l’AGIRA transmette, puis un mois pour que l’assureur vous informe si vous êtes désigné (article L.132-9-2). Aucune réponse ne veut pas dire refus : seuls les bénéficiaires désignés sont contactés. Passez à la voie du notaire.
Décès de moins de dix ans, vous savez quel assureur détient le contrat L’assureur, directementÉcrivez au service décès de la compagnie, en recommandé avec avis de réception. Saisissez l’AGIRA en parallèle : il peut exister d’autres contrats ailleurs. Acte de décès, votre pièce d’identité, vos coordonnées bancaires et, si vous l’avez, la référence du contrat. 15 jours pour que l’assureur vous réclame les pièces, puis un mois pour verser après leur réception (article L.132-23-1). Réclamation écrite au service réclamations, puis médiation deux mois après l’envoi de cette réclamation.
La recherche a été lancée sur un décès récent et rien ne revient Un notaire, sur mandatLe notaire que vous mandatez interroge l’administration fiscale, qui détient le fichier FICOVIE. Il obtient les contrats où vous êtes identifié comme bénéficiaire, et rien sur les autres. Un mandat écrit vous autorisant à agir, l’acte de décès et votre pièce d’identité. Aucun délai légal n’encadre la réponse de l’administration fiscale. Comptez plusieurs semaines. Relancez l’AGIRA avec l’état civil exact du défunt, tel qu’il figure sur l’acte de décès, puis tentez Ciclade même avant dix ans.
Décès de plus de dix ans, la recherche n’a pas encore été lancée CicladeLe service de la Caisse des Dépôts, seul guichet des sommes qui lui ont été transférées. Gratuit, uniquement en ligne. Elle ne contacte jamais personne d’elle-même. Nom de naissance, prénom, date de naissance, date de décès et nationalité du défunt. Ajoutez le nom d’usage et les autres prénoms. Aucun délai légal de réponse. Les sommes restent 20 ans à la Caisse des Dépôts, puis vont à l’État. Une seule faute de frappe suffit à faire échouer la recherche. Recommencez avec l’acte de décès sous les yeux.
Recherche déjà faite sur un décès de plus de dix ans, sans résultat Ciclade, puis l’AGIRAUn résultat vide signifie soit que les sommes ne sont pas encore transférées, soit qu’elles sont acquises à l’État. Saisissez l’AGIRA malgré l’ancienneté, puis un notaire. L’acte de décès, l’état civil complet du défunt et sa dernière adresse connue. 30 ans à compter du décès : passé ce terme, l’action du bénéficiaire est prescrite (article L.114-1). Consultez la liste de la déchéance trentenaire publiée par la Caisse des Dépôts avant d’engager des frais.
Un assureur a confirmé que vous êtes bénéficiaire L’assureur, et le calendrierLe contrat est trouvé. Ce qui se joue maintenant, ce sont deux délais que la loi rend opposables, et des intérêts de retard qui courent de plein droit. Les pièces qu’il réclame, une seule fois : il n’a pas le droit de demander deux fois le même document. 15 jours pour réclamer les pièces, un mois pour verser après réception, puis intérêts au double, puis au triple du taux légal. Datez et conservez chaque envoi. Ce sont les dates qui déclenchent les intérêts, pas vos relances téléphoniques.
Réclamation écrite envoyée, plus de deux mois sans solution La Médiation de l’AssuranceGratuite et confidentielle. Elle devient accessible deux mois après l’envoi de votre réclamation écrite, même si l’assureur ne vous a jamais répondu. Le résumé du litige, la copie de votre réclamation et des réponses reçues, les pièces du dossier. Le médiateur a 90 jours après avoir déclaré votre dossier recevable pour rendre son avis, davantage si le litige est complexe. Une procédure judiciaire déjà engagée ferme la médiation. Et l’avis rendu ne s’impose pas à l’assureur.

Le guichet unique

Saisir l’AGIRA : la démarche des décès de moins de dix ans

L’AGIRA est une association créée par les professionnels de l’assurance, désignée par arrêté pour recevoir ces demandes. Son rôle est étroit et c’est ce qui la rend efficace : elle ne détient aucun contrat, elle relaie votre demande à tout le marché en une seule fois.

Le fondement est l’article L.132-9-2 du code des assurances : toute personne physique ou morale peut demander à être informée de l’existence d’une stipulation faite à son bénéfice, dès lors qu’elle apporte par tout moyen la preuve du décès du souscripteur. La demande est gratuite, confirme service-public.gouv.fr (fiche vérifiée le 6 juillet 2026).

Capture d'écran de la fiche officielle service-public.gouv.fr expliquant comment savoir si on est bénéficiaire de l'assurance vie d'un assuré décédé, vérifiée le 6 juillet 2026
La fiche de référence de l’administration, sur service-public.gouv.fr : deux cas de figure, un seul organisme à interroger, et la gratuité affirmée noir sur blanc.

Les trois blocs de pièces, sans lesquels la demande est rejetée

Le portail commun de la Banque de France, de l’ACPR et de l’AMF liste précisément ce qu’il faut joindre. L’AGIRA rejette toute demande incomplète, ce qui fait perdre des semaines.

  • La copie du certificat ou de l’acte de décès du défunt. Bonne nouvelle souvent ignorée : l’acte de décès est délivré gratuitement à toute personne qui le demande, même sans lien de parenté, par la mairie du lieu du décès ou celle du dernier domicile.
  • L’identité complète du défunt : nom, prénoms, date de naissance et date de décès.
  • Vos coordonnées : nom, prénoms et adresse postale du ou des bénéficiaires potentiels. La désignation doit être « distincte et explicite » selon l’AGIRA.

La demande se fait en ligne sur agira-vie.fr, qui renvoie vers le formulaire de saisie, ou par courrier simple. Le formulaire commence par une question qui compte : faites-vous la demande pour vous-même ou pour le compte d’un tiers bénéficiaire ? Les deux sont possibles.

Capture d'écran du formulaire en ligne de saisie Assurance Vie de l'Agira, avec le choix entre une demande pour soi-même en tant que bénéficiaire et une demande pour le compte d'un tiers bénéficiaire
Le formulaire officiel de saisine de l’AGIRA. Le premier choix conditionne toute la suite : demande pour soi, ou pour le compte d’un tiers bénéficiaire.

Attention à l’adresse postale : les sources officielles divergent

service-public.gouv.fr (6 juillet 2026) et ABE Infoservice (21 juillet 2025) donnent AGIRA Recherche Contrats Assurance Vie, 26 boulevard Haussmann, 75311 Paris Cedex 09. La fiche de la CNIL indique encore l’ancienne adresse, 1 rue Jules-Lefebvre. Le plus sûr est de passer par le formulaire en ligne, ou de vérifier l’adresse du jour sur agira-vie.fr avant de poster.

Le silence n’est pas une réponse négative, c’est le protocole

C’est le point qui fait le plus de dégâts, et presque aucune page ne le dit clairement. Une fois votre demande transmise, vous ne recevrez de courrier que des assureurs auprès desquels vous êtes effectivement désigné. Si vous ne l’êtes nulle part, personne ne vous écrit pour vous le dire.

Ce que vous recevez dans tous les cas, c’est un accusé de réception de l’AGIRA confirmant que la demande a bien été transmise aux organismes. Et l’AGIRA elle-même précise qu’elle ne dispose d’aucune information sur les suites données à ses saisines : la rappeler pour savoir « où en est le dossier » ne sert à rien.

Concrètement, le calendrier à retenir est celui de l’article L.132-9-2 : 15 jours pour que l’AGIRA transmette votre demande aux entreprises agréées, puis un mois pour que celle qui vous a désigné vous informe de l’existence d’un capital ou d’une rente payable à votre bénéfice. Comptez donc six à huit semaines avant de conclure quoi que ce soit.

Le courrier de saisine, prêt à recopier

Si vous préférez le papier, ou si vous faites la demande pour un proche âgé, voici la trame. Elle reprend exactement les trois blocs de pièces exigés. Adaptez ce qui est entre crochets.

[Vos nom, prénoms]
[Votre adresse postale complète]

AGIRA Recherche Contrats Assurance Vie
26 boulevard Haussmann
75311 Paris Cedex 09

Objet : demande de recherche de contrat d’assurance vie, article L.132-9-2 du code des assurances
Lettre recommandée avec avis de réception

Madame, Monsieur,

Par la présente, je vous demande de bien vouloir transmettre aux entreprises d’assurance de personnes et institutions de prévoyance une demande de recherche portant sur l’existence d’un contrat d’assurance vie souscrit par la personne dont je joins la preuve du décès, et désignant le bénéficiaire potentiel ci-dessous.

Identité du défunt
Nom de naissance : [nom]
Nom d’usage ou nom marital : [le cas échéant]
Tous les prénoms de l’état civil : [prénoms]
Date et lieu de naissance : [date], [commune, pays]
Date du décès : [date]
Dernière adresse connue : [adresse]

Bénéficiaire potentiel pour lequel la recherche est demandée
Nom et prénoms : [vos nom et prénoms]
Adresse postale : [votre adresse]
Lien avec le défunt : [lien, ou aucun]

Pièce jointe : copie de l’acte de décès.

Je vous remercie de m’adresser l’accusé de réception confirmant la transmission de cette demande aux organismes d’assurance concernés.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Lieu], le [date]
[Signature]


Au-delà de dix ans

Ciclade, et le compte à rebours des trente ans

Un contrat dont l’assureur connaît le décès mais dont il ne trouve pas le bénéficiaire ne reste pas chez lui indéfiniment. L’article L.132-27-2 du code des assurances organise sa sortie, et c’est un mécanisme à trois temps qu’il faut avoir en tête, parce qu’il finit par vous fermer la porte.

  1. Dix ans chez l’assureurLe délai court à compter de la date à laquelle l’assureur a pris connaissance du décès de l’assuré, ou de l’échéance du contrat. Six mois avant la fin, il doit informer le souscripteur et les bénéficiaires qu’il va transférer les fonds.
  2. Vingt ans à la Caisse des DépôtsLes sommes sont déposées à la Caisse des dépôts et consignations, où elles restent vingt ans à compter du dépôt. Les unités de compte sont liquidées au passage : le dépôt ne porte que sur du numéraire, la performance des supports s’arrête là.
  3. Puis l’État, définitivementAu terme de ces vingt ans, soit trente ans après le point de départ, les sommes non réclamées sont acquises à l’État. C’est ce que l’on appelle la déchéance trentenaire, et elle est sans appel.
Illustration duotone indigo d'un cadran d'horloge monumental sans chiffres à une seule aiguille, métaphore des délais légaux qui courent contre le bénéficiaire d'une assurance vie
Aucun de ces délais ne se déclenche à votre demande. Ils courent depuis le décès, que vous soyez au courant ou non.

Les cinq champs obligatoires, et celui qui fait échouer la recherche

La recherche sur Ciclade est gratuite et ne se fait que sur le site de la Caisse des Dépôts, jamais par téléphone. Elle porte sur le défunt, pas sur vous. Cinq données sont obligatoires :

  • son nom de naissance (nom de famille ou nom patronymique) ;
  • son prénom ;
  • sa date de naissance ;
  • sa date de décès ;
  • sa nationalité.

Trois données facultatives font la différence entre une recherche qui aboutit et une recherche vide : le nom marital ou nom d’usage, l’ensemble des autres prénoms de l’état civil, et la commune et le pays de naissance. La Caisse des Dépôts écrit elle-même qu’« une faute de frappe peut fausser une recherche, même éligible ». C’est le champ « autres prénoms » qui est le plus souvent oublié, alors que les banques et les assureurs enregistrent fréquemment le premier prénom de l’état civil et non le prénom d’usage.

Capture d'écran du formulaire de recherche Ciclade de la Caisse des Dépôts, première étape des informations personnelles, avec l'encadré Restez vigilant sur les tentatives de fraude
Le formulaire de recherche de Ciclade. À droite, l’avertissement de la Caisse des Dépôts : elle ne contacte jamais les particuliers ni les notaires pour leur signaler des sommes non réclamées.

Un résultat positif n’est pas encore un versement

Ciclade parle de « possible correspondance » : cela veut dire qu’une corrélation existe entre ce que vous avez saisi et ce que les établissements ont déclaré. La confirmation vient seulement après l’analyse de votre dossier. La démarche se déroule en trois temps : la recherche, puis la création d’un espace personnel et la demande de restitution avec les justificatifs, puis le virement bancaire si la demande est validée.

Une limite à connaître avant de perdre du temps : la recherche de Ciclade porte uniquement sur les comptes et assurances vie ouverts en France métropolitaine, dans les départements et certaines collectivités d’outre-mer. Un contrat souscrit ailleurs n’y figurera jamais.


La troisième voie

Le notaire et le fichier FICOVIE, l’option que presque personne ne cite

Quand l’AGIRA n’a rien donné, la plupart des pages s’arrêtent là. Il reste pourtant un circuit officiel, prévu par la loi et rarement expliqué : le fichier FICOVIE, tenu par la direction générale des Finances publiques.

FICOVIE, en deux lignes

Créé par l’article 1649 ter du code général des impôts, opérationnel depuis le 1er janvier 2016, FICOVIE recense les contrats d’assurance vie et de capitalisation dont le montant des primes ou la valeur de rachat atteint ou dépasse 7 500 euros. Les assureurs y déclarent la souscription, le dénouement, et en cas de décès les informations relatives aux bénéficiaires et aux sommes versées.

Vous n’y avez pas accès directement. Mais l’article L.151 B du livre des procédures fiscales, créé par la même loi du 13 juin 2014 que Ciclade, ouvre deux portes distinctes qu’il faut bien séparer :

  • Le notaire chargé de régler la succession obtient de l’administration fiscale les informations de FICOVIE sur les contrats du défunt, sur présentation d’un mandat l’autorisant à agir.
  • Le notaire que vous mandatez, vous, en tant que bénéficiaire éventuel, obtient les informations relatives aux contrats où vous êtes identifié comme bénéficiaire, à l’exclusion des informations relatives à d’éventuels tiers bénéficiaires.

Cette seconde voie est confirmée par la CNIL, qui la présente comme le chemin ouvert au bénéficiaire éventuel d’un contrat dont l’assuré est décédé. Elle a deux avantages sur l’AGIRA : elle passe par un fichier fiscal déclaratif, donc indépendant du bon vouloir de chaque assureur, et elle vous donne une réponse même quand le silence de l’AGIRA vous a laissé sans information. Deux limites, en revanche : elle coûte des frais de notaire, et FICOVIE ignore les contrats sous 7 500 euros.

Illustration duotone indigo d'un grand registre relié ouvert aux pages vierges, ruban signet bleu ciel et clé posée en travers, métaphore du fichier FICOVIE consultable par un notaire mandaté
Le registre existe, il est complet au-dessus de 7 500 euros, et il ne s’ouvre que par l’intermédiaire d’un notaire mandaté.

Les délais opposables

Le contrat est trouvé : ce que l’assureur vous doit, et à quelle date

Une fois que vous êtes identifié comme bénéficiaire, le rapport de force change. Vous n’êtes plus en train de chercher : vous avez une créance, et l’article L.132-23-1 du code des assurances met l’assureur sous contrainte de calendrier, avec des intérêts qui courent de plein droit, c’est-à-dire sans que vous ayez à les demander.

Étape Délai légal Point de départ Sanction du retard
L’assureur vous réclame les pièces 15 jours Réception de l’avis de décès et connaissance de vos coordonnées Intérêts au double du taux légal pendant un mois, puis au triple
L’assureur verse le capital 1 mois Réception des pièces nécessaires au paiement Intérêts au double du taux légal pendant deux mois, puis au triple
Revalorisation du capital décès Continue Le jour du décès de l’assuré Court jusqu’à la réception des pièces, ou jusqu’au transfert à la Caisse des Dépôts

Le taux, en chiffres de 2026

« Double du taux légal » reste abstrait jusqu’à ce qu’on y mette le chiffre du moment. L’arrêté du 26 juin 2026, publié au Journal officiel du 30 juin 2026, fixe le taux de l’intérêt légal du second semestre 2026 à 6,84 % pour les créances des personnes physiques n’agissant pas pour des besoins professionnels. C’est votre cas en tant que bénéficiaire particulier.

Exemple chiffré

Capital de 80 000 euros. L’assureur reçoit l’avis de décès le 2 mars, mais ne vous réclame vos pièces que le 2 juin, soit deux mois et demi après la limite légale des 15 jours.

Taux légal, second semestre 20266,84 %
Premier mois de retard, au double13,68 %
Mois suivants, au triple20,52 %
Intérêts du 1er mois de retard912 €
Intérêts du mois et demi suivant2 052 €
Intérêts dus, hors revalorisation2 964 €

Le calcul est prorata temporis sur le capital dû : 80 000 × 13,68 % ÷ 12 pour le premier mois, puis 80 000 × 20,52 % ÷ 12 × 1,5 pour la suite. Hypothèse simplifiée à un seul manquement, celui du délai de 15 jours. Ces intérêts s’ajoutent à la revalorisation du capital décès, qui est un mécanisme distinct, et le décompte se complique si l’assureur cumule les deux retards.

Trois garde-fous que les assureurs oublient parfois de mentionner

  • Pas deux fois la même pièce. Les demandes de pièces ne peuvent pas porter sur des documents identiques ou redondants. Et si l’assureur a oublié de vous réclamer un document dans son délai de 15 jours, cette omission ne peut pas retarder le versement.
  • Les frais de recherche ne sont pas pour vous. L’assureur n’a pas le droit de déduire du capital les frais qu’il a engagés au titre de son obligation de recherche et d’information. Les frais de gestion prélevés après la connaissance du décès sont, eux, plafonnés au niveau de ceux qui auraient été prélevés si l’assuré n’était pas décédé.
  • Le capital est revalorisé depuis le jour du décès. Depuis le 1er janvier 2016, la revalorisation court de la date du décès jusqu’à la réception des pièces. À défaut de règles contractuelles plus favorables, son plancher est le moins élevé de deux taux liés au taux moyen des emprunts d’État, appréciés au 1er novembre de l’année précédente.

Pour le détail du calendrier administratif complet, du dossier à monter jusqu’au virement, notre article sur le délai pour toucher une assurance vie après un décès reprend les étapes une par une.


Quand ça bloque

L’assureur ne répond plus : la réclamation, puis la médiation

Un assureur qui ne répond pas n’est pas un mur. Le parcours de contestation est balisé par la recommandation 2024-R-02 de l’ACPR du 2 juillet 2024, et il commence toujours par le même geste.

Illustration duotone indigo d'un mégaphone monumental couché face à un mur aveugle, ondes bleu ciel se brisant contre la paroi, métaphore de l'assureur qui ne répond pas au bénéficiaire
Le téléphone ne laisse pas de trace. Seule la réclamation écrite fait courir le délai de deux mois qui ouvre la médiation.
  1. La réclamation écrite, sur support durableCourrier, courriel ou formulaire en ligne du service réclamations. Point important : une réclamation peut émaner de toute personne, et les bénéficiaires sont explicitement cités par les autorités, même sans relation contractuelle avec l’assureur. Vous devez recevoir un accusé de réception dans un délai maximum de 10 jours ouvrables.
  2. Deux mois de traitement, au plusLe délai de traitement ne doit pas excéder deux mois à compter du moment où vous avez formalisé votre mécontentement par écrit. La réponse doit être écrite, argumentée, et mentionner les coordonnées du médiateur compétent.
  3. La médiation, gratuite et confidentielleVous pouvez saisir le médiateur sans délai si la réponse définitive ne vous satisfait pas, et en tout état de cause deux mois après l’envoi de votre réclamation écrite, même sans réponse de l’assureur. Impossible en revanche sans réclamation écrite préalable, ou si vous avez déjà engagé une procédure judiciaire.
  4. 90 jours pour un avisLe médiateur dispose de 90 jours à compter du moment où il vous a notifié la recevabilité de votre dossier pour rendre son avis, davantage si le litige est complexe. La Médiation de l’Assurance indique de son côté un délai de réponse moyen de sept mois et demi, avec plus d’un tiers des dossiers traités en moins de trois mois.

Jusqu’à quand pouvez-vous agir ?

En assurance, la prescription de droit commun est de deux ans. Elle ne s’applique pas ici. L’article L.114-1 du code des assurances la porte à dix ans dans les contrats d’assurance sur la vie lorsque le bénéficiaire est une personne distincte du souscripteur, et ajoute un plafond absolu : les actions du bénéficiaire sont prescrites au plus tard trente ans à compter du décès de l’assuré.

Dix ans, trente au maximum. C’est long, et c’est exactement pour cela que des centaines de milliers de contrats finissent chez l’État : le délai est si généreux que personne ne se sent pressé, jusqu’au jour où il est passé.


Hors de France

Le contrat a été souscrit à l’étranger : les deux guichets français ne servent à rien

C’est le cas le plus mal traité sur le web francophone, et il n’est pas rare : contrat luxembourgeois, souscription pendant une expatriation, compte ouvert dans un pays voisin. Les deux guichets habituels sont hors jeu, et pour des raisons différentes.

  • L’AGIRA transmet votre demande aux « entreprises agréées pour exercer les opérations d’assurance dépendant de la durée de la vie humaine », selon les termes de l’article L.132-9-2. Un organisme établi hors de France et qui ne distribue pas en France n’est pas dans la boucle.
  • Ciclade le dit encore plus nettement : la recherche porte uniquement sur les comptes et assurances vie ouverts en France métropolitaine, dans les départements et certaines collectivités d’outre-mer.

Où chercher à la place

Trois pistes, dans cet ordre d’efficacité.

  1. Les déclarations fiscales du défuntC’est la piste la plus sûre et la moins connue. L’article 1649 AA du code général des impôts oblige le souscripteur d’un contrat d’assurance vie auprès d’un organisme établi hors de France à déclarer, en même temps que sa déclaration de revenus, les références du contrat, ses dates d’effet et de durée, ses avenants et ses opérations de remboursement. Autrement dit, un contrat étranger correctement déclaré laisse une trace annuelle dans les papiers fiscaux du défunt.
  2. Les relevés bancairesUne prime versée à un assureur étranger part d’un compte. Un virement récurrent vers une compagnie inconnue est souvent le seul fil qui reste. Le notaire chargé de la succession peut par ailleurs interroger le fichier des comptes bancaires du défunt.
  3. Le registre du pays concernéCertains pays disposent d’un registre central que la France n’a pas. En Espagne, par exemple, le Registro de Contratos de Seguros de cobertura de fallecimiento du ministère de la Justice est public : toute personne peut demander le certificat, sans avoir à prouver un lien de parenté, les données restent disponibles cinq ans à compter du décès, et le certificat est en général délivré sous 24 heures. Ailleurs, le point d’entrée est l’autorité de contrôle des assurances du pays.

Si le contrat est luxembourgeois, notre guide sur l’assurance vie luxembourgeoise pour non-résident détaille le cadre applicable et les interlocuteurs.


Les risques

Ce qui peut mal tourner, et les arnaques à repérer


Aucun organisme officiel ne vous démarche, et aucun ne vous fait payer

La Caisse des Dépôts écrit explicitement qu’elle ne contacte pas les particuliers, ni les notaires, ni pour signaler des sommes non réclamées, ni pour les remettre. La recherche AGIRA et la recherche Ciclade sont gratuites. Un appel, un courriel ou un SMS annonçant « une assurance vie à votre nom » et demandant des informations confidentielles, des frais de dossier ou un virement préalable est une tentative de fraude.

Les autres risques sont moins spectaculaires mais plus coûteux.

  • Le mandat qu’on vous fait signer. Le règlement du capital décès ne peut pas être subordonné à un versement de fonds préalable de la part du bénéficiaire. Soyez donc très attentif à tout mandat ou procuration qu’on vous demanderait de signer pour « savoir si vous êtes bénéficiaire ».
  • La perte de performance au transfert. Quand un contrat part à la Caisse des Dépôts, les unités de compte sont liquidées et le dépôt ne porte plus que sur du numéraire. Dix ans plus tard, la somme restituée n’a pas suivi les marchés.
  • La déchéance trentenaire. Passé trente ans après le décès, l’argent est acquis à l’État et il n’y a plus de recours. En 2025, cela a représenté 89 millions d’euros pour la seule année, et 640,7 millions d’euros cumulés depuis 2017.
  • L’orthographe de l’état civil. Une recherche Ciclade ou AGIRA échoue sur un nom d’usage absent ou un prénom composé mal saisi, sans jamais vous dire pourquoi. Travaillez toujours avec l’acte de décès sous les yeux.
  • La fiscalité, qui n’est pas neutre. Recevoir un capital n’est pas toujours recevoir un capital net. Selon l’âge de l’assuré au moment des versements et selon votre lien avec lui, le prélèvement diffère fortement.

Cet article donne une information générale et ne remplace pas un conseil professionnel adapté à votre situation, qu’il vienne d’un notaire, d’un avocat ou de votre assureur. Les montants, taux et délais cités sont ceux en vigueur au 30 juillet 2026.


Questions fréquentes

Peut-on savoir si on est bénéficiaire du vivant de l’assuré ?

Non. L’article L.132-9-2 conditionne toute recherche à la preuve du décès du souscripteur. Tant que l’assuré est vivant, la clause bénéficiaire reste confidentielle, et il peut d’ailleurs la modifier à tout moment tant que le bénéficiaire n’a pas accepté. La seule voie est de lui poser la question directement, et il n’est jamais tenu de répondre.

Quel site consulter pour savoir si on est bénéficiaire d’une assurance vie ?

Deux sites officiels, et deux seulement. agira-vie.fr pour les décès de moins de dix ans, qui renvoie vers le formulaire de saisine en ligne. ciclade.fr, service de la Caisse des Dépôts, pour les contrats déjà transférés. Tout autre site qui propose de faire cette recherche pour vous, contre paiement, est un intermédiaire dont vous n’avez pas besoin.

Combien de temps l’AGIRA met-elle à répondre ?

L’AGIRA a 15 jours pour transmettre votre demande aux organismes d’assurance, et vous adresse un accusé de réception. C’est ensuite chaque assureur qui a un mois pour vous écrire, à condition que vous soyez nommément désigné chez lui. Comptez six à huit semaines au total. Passé ce délai, l’absence de courrier signifie qu’aucun assureur ne vous a identifié comme bénéficiaire, pas que le dossier est en attente.

Comment connaître le montant du contrat dont je suis bénéficiaire ?

Ce n’est pas l’AGIRA qui vous le dira : elle ne détient aucun contrat. Le montant vient de l’assureur, dans le courrier par lequel il vous informe de l’existence d’un capital ou d’une rente payable à votre bénéfice, puis dans le décompte de règlement. Le capital est revalorisé depuis le jour du décès jusqu’à la réception de vos pièces, ce qui explique un montant supérieur à la dernière valeur connue du contrat.

Le notaire est-il obligé de me prévenir que je suis bénéficiaire ?

Non, et c’est un malentendu fréquent. L’assurance vie est en principe hors succession, le notaire n’a donc pas systématiquement connaissance des contrats ni de leurs bénéficiaires. En revanche, le notaire chargé du règlement de la succession peut interroger le fichier FICOVIE sur mandat, et vous pouvez de votre côté mandater un notaire pour interroger l’administration fiscale sur les contrats où vous êtes identifié comme bénéficiaire. Pour comprendre où se situe l’assurance vie par rapport à la succession, voyez notre article sur l’assurance vie dans la succession ou hors succession.

Les héritiers peuvent-ils savoir qui est le bénéficiaire ?

C’est une question juridique distincte de la vôtre, et elle a sa propre réponse : un héritier non bénéficiaire n’a pas de droit général à connaître l’identité du bénéficiaire, la clause étant protégée par le secret professionnel de l’assureur, avec des exceptions. Le sujet est traité en détail dans notre article dédié : les héritiers peuvent-ils connaître le bénéficiaire d’une assurance vie.

Est-il fréquent d’être bénéficiaire sans le savoir ?

Assez pour que le législateur ait construit deux dispositifs entiers autour de ce cas. En 2025, 758 395 comptes et contrats ont été transférés à la Caisse des Dépôts, pour 671 millions d’euros, et 200 000 demandes de restitution ont été déposées sur Ciclade. Le montant moyen restitué par dossier était de 943 euros, tous produits confondus.

Et pour un contrat obsèques ou un contrat dépendance ?

Le même dispositif existe, avec des formulaires distincts sur agira-vie.fr, qui couvre les contrats d’assurance vie, les contrats obsèques et les contrats dépendance. Pour un contrat obsèques, la recherche peut être demandée par un proche ou par l’entreprise funéraire. Attention à ne pas confondre avec le capital décès de la Sécurité sociale ou une garantie décès de prévoyance d’entreprise, qui relèvent d’autres interlocuteurs.

Faut-il déclarer le capital reçu aux impôts ?

Oui, et le régime dépend de l’âge de l’assuré au moment des versements, du montant et de votre lien avec lui. Les grandes lignes sont dans notre article sur la fiscalité de l’assurance vie en cas de décès. Rien de tout cela ne dispense de la démarche décrite ici : sans identification comme bénéficiaire, il n’y a rien à déclarer.

Puis-je saisir Ciclade pour un décès de moins de dix ans ?

Rien ne vous l’interdit, la recherche est gratuite et sans engagement, mais elle a peu de chances d’aboutir : les sommes n’arrivent à la Caisse des Dépôts qu’après dix ans. En revanche, l’inverse est utile : sur un décès ancien dont la recherche Ciclade ne donne rien, saisir quand même l’AGIRA a du sens, car un contrat peut encore être chez son assureur si celui-ci n’a jamais eu connaissance du décès.

Vous êtes bien bénéficiaire. Reste à savoir ce que vous allez toucher

Identifier le contrat n’est que la première moitié du chemin. Ce que vous recevrez dépend de l’âge de l’assuré à ses versements et de votre lien de parenté avec lui, avec des écarts d’imposition considérables d’un cas à l’autre.

Qui peut être bénéficiaire, et ce que chacun paie

Sources primaires. Code des assurances, articles L.114-1, L.132-9-2, L.132-9-3, L.132-23-1 et L.132-27-2 (Légifrance). Livre des procédures fiscales, article L.151 B ; code général des impôts, articles 1649 ter et 1649 AA. Arrêté du 26 juin 2026 relatif à la fixation du taux de l’intérêt légal, Journal officiel du 30 juin 2026. Service-public.gouv.fr, fiche « Assurance-vie : comment savoir si on est bénéficiaire d’un assuré décédé ? », vérifiée le 6 juillet 2026. ABE Infoservice, portail commun de la Banque de France, de l’ACPR et de l’AMF, « Que faut-il savoir si je suis bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie ? », mise à jour du 21 juillet 2025, et « Assurance, banque, placements financiers : que faire en cas de mécontentement ? » (recommandation ACPR 2024-R-02 du 2 juillet 2024). Agira-vie.fr, dispositif Recherche Contrats Assurance Vie. Ciclade, Caisse des Dépôts, pages « Comprendre la déshérence », « Connaître les étapes de restitution » et « Lancer ma recherche ». Groupe Caisse des Dépôts, communiqué du 17 mars 2026 sur les restitutions Ciclade 2025. CNIL, fiches FICOVIE et « Comment savoir si un contrat d’assurance vie a été souscrit à son profit ». Ministerio de Justicia (Espagne), Registro de Contratos de Seguros de cobertura de fallecimiento.

Amandine Carpentier

Partagez :