Simulateur de rachat programmé d’assurance vie : votre revenu net et la durée de votre capital

Coffre-fort monumental muni d'un robinet qui verse un flux regulier de pieces dans une rangee de gobelets, illustration duotone
L’essentiel en 30 secondes

Un rachat partiel programmé transforme votre assurance vie en revenu régulier : l’assureur vous verse automatiquement une somme fixe chaque mois, trimestre ou année, sans clôturer le contrat.

Vous n’êtes imposé que sur la part de gains contenue dans chaque retrait, calculée au prorata. Sur un contrat de 200 000 € alimenté par 120 000 € de versements, 800 € retirés ne contiennent que 320 € environ de plus-value imposable.

Après 8 ans, l’abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) efface souvent tout impôt sur le revenu : il ne reste que les 17,2 % de prélèvements sociaux sur les gains.

La vraie question n’est pas fiscale, elle est arithmétique : combien d’années votre capital tiendra-t-il à ce rythme ? Le simulateur ci-dessous répond aux deux.

Vous avez un capital sur une assurance vie et vous voulez qu’il vous verse un revenu tous les mois, sans le fermer ni le convertir en rente. C’est exactement le rôle du rachat partiel programmé : une option gratuite, réversible, proposée par la quasi-totalité des contrats français.

Le piège, c’est que le montant que vous demandez n’est pas celui que vous touchez, et que personne ne vous dit combien de temps l’opération peut durer. Cette page combine les deux réponses : un simulateur qui calcule votre revenu net réel après impôt et prélèvements sociaux, année par année, et la durée pendant laquelle votre capital tiendra à ce rythme.

Outil gratuit

Simulateur de rachat partiel programmé

Renseignez votre contrat, le montant que vous voulez percevoir et la périodicité. Le simulateur applique la règle de calcul officielle du produit imposable, la fiscalité 2026 correspondant à l’ancienneté de votre contrat, les 17,2 % de prélèvements sociaux, puis projette votre capital jusqu’à son épuisement.

Vos rachats programmés, en net et en durée

Calcul immédiat, aucune donnée transmise : tout se passe dans votre navigateur.





Net réellement perçu par mois la 1re année

744 €

sur 800 € demandés par mois

soit 7 % de prélèvements

Durée de tenue du capital

33 ans

Total net perçu sur la période

275 217 €

Impôt sur le revenu cumulé

3 202 €

Prélèvements sociaux cumulés

32 908 €

À ce rythme, votre capital serait épuisé au bout de 33 ans. Vérifiez que cette durée couvre votre horizon.

Retrait annuel maximal sans impôt sur le revenu (abattement plein) : 11 500 € par an, soit 958 € par mois. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus.

Détail année par année (12 premières années, puis dernière année) :

Année Ancienneté Retiré brut Part de gains Impôt + PS Net perçu Capital restant
1 10 ans 9 600 € 3 931 € 676 € 8 924 € 196 269 €
2 11 ans 9 600 € 4 096 € 705 € 8 895 € 192 425 €
3 12 ans 9 600 € 4 257 € 732 € 8 868 € 188 467 €
Hypothèses et limites du calcul
  • La part de gains de chaque rachat suit la règle officielle : rachat moins (versements non encore remboursés × rachat ÷ valeur du contrat). Les versements déjà remboursés en capital sortent du calcul suivant.
  • Le rendement saisi est supposé constant et net de frais de gestion. Un rendement réel varie chaque année et n’est jamais garanti sur les unités de compte.
  • Les prélèvements sociaux sont appliqués sur les gains rachetés. Sur un fonds en euros ils sont en pratique prélevés chaque année sur les intérêts inscrits : le total est très proche, l’échéancier diffère.
  • Le régime des contrats de plus de 8 ans est appliqué à partir de l’année où le contrat atteint 8 ans révolus.
  • L’abattement de 4 600 € ou 9 200 € s’applique à l’impôt sur le revenu seulement, jamais aux prélèvements sociaux, et couvre l’ensemble de vos contrats de plus de 8 ans.
  • Le calcul retient le prélèvement forfaitaire. L’imposition au barème progressif peut être plus favorable si votre taux marginal est faible.
  • Frais d’arbitrage, frais sur versement, fiscalité étrangère et cas particuliers (contrats DSK, PEP, sortie pour licenciement) ne sont pas modélisés.
Une estimation, pas un engagement

Ce simulateur donne une information générale à jour de la réglementation de juillet 2026. Il ne remplace pas l’étude personnalisée de votre conseiller, de votre assureur ou d’un professionnel du patrimoine, seuls capables de tenir compte de votre contrat, de vos autres revenus et de votre situation familiale.


Un rachat partiel programmé, c’est quoi exactement ?

Un rachat, c’est un retrait. Partiel, il ne prend qu’une fraction de l’épargne et laisse le contrat vivre. Programmé, il se répète automatiquement selon un calendrier que vous fixez, sans nouvelle démarche de votre part. Les assureurs l’appellent parfois RPP, « revenus complémentaires » ou « rachats périodiques ».

Définition

Le rachat partiel programmé est une option de gestion par laquelle l’assureur prélève périodiquement un montant fixe sur votre contrat et le vire sur votre compte bancaire, sans mettre fin au contrat ni modifier sa date d’ouverture.

Ce qui reste intact

  • L’antériorité fiscale du contrat. Un contrat de 12 ans reste un contrat de 12 ans après un rachat partiel : vous ne remettez jamais le compteur des 8 ans à zéro.
  • La clause bénéficiaire et le régime successoral. Le contrat continue de produire ses effets au décès, sur le capital restant.
  • La liberté de faire marche arrière. Suspendre, augmenter, diminuer ou arrêter les rachats se fait par simple demande, sans frais dans l’immense majorité des contrats.

Ce qui change

  • Le capital diminue mécaniquement dès que le montant retiré dépasse ce que le contrat produit.
  • Une fiscalité chaque année, au lieu d’une seule fois : c’est une contrainte de déclaration, mais aussi l’occasion d’utiliser l’abattement annuel tous les ans.
  • Le montant retiré reste fixe même quand les marchés baissent : sur des unités de compte, retirer une somme constante d’un support en recul accélère l’érosion du capital.

Si vous cherchez plutôt à chiffrer un retrait unique, notre simulateur de rachat d’assurance vie après 8 ans traite précisément ce cas de figure, avec le détail du montant net d’une opération ponctuelle.

Bocal rempli de deux couches, capital en bas et intérêts en haut, aspiré par une paille rayée dans la même proportion
Chaque retrait aspire du capital et des gains dans la proportion exacte où ils se trouvent dans le contrat : c’est le principe du prorata.

La règle du prorata : vous n’êtes imposé que sur une fraction du retrait

C’est le point que la plupart des épargnants découvrent trop tard, et c’est une excellente nouvelle. Un rachat n’est jamais imposé en totalité. L’administration considère que chaque euro retiré contient une part de capital, déjà taxé au moment où vous l’avez versé, et une part de gains, seule imposable.

La règle de calcul est fixée par le Bulletin officiel des finances publiques (BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50), qui commente l’article 125-0 A du Code général des impôts :

La formule officielle

Produit imposable = montant du rachat − (total des versements non encore remboursés × montant du rachat ÷ valeur totale du contrat)

Autrement dit : la part de gains d’un rachat est égale au montant retiré multiplié par le pourcentage de plus-value que contient le contrat au jour de l’opération.

Un exemple chiffré

Contrat de 10 ans, 800 € retirés chaque mois

Valeur du contrat200 000 €
Versements non encore remboursés120 000 €
Part de plus-value dans le contrat40 %
Rachat mensuel demandé800 €
Part de gains imposable dans ce rachat320 €
Gains taxés sur l’année (rendement 3 %)3 931 €
Impôt sur le revenu (abattement 4 600 €)0 €
Prélèvements sociaux 17,2 %676 €
Net perçu sur l’année8 924 € (744 €/mois)

Sur 9 600 € retirés dans l’année, la ponction totale est de 676 €, soit 7 % du montant retiré. Un livret imposé à la flat tax de 30 % ne fait pas mieux, et de loin.

Le mécanisme s’autoentretient

À chaque rachat, une fraction de vos versements est réputée remboursée et sort de l’assiette du calcul suivant. Le pourcentage de plus-value reste donc stable tant que le contrat ne progresse pas, et remonte lentement si le contrat continue de produire. Autrement dit, la fiscalité de vos rachats s’alourdit très progressivement avec le temps, jamais brutalement.

La fiscalité des rachats programmés en 2026

Deux prélèvements se cumulent sur la part de gains, et un seul dépend de l’ancienneté du contrat.

17,2 %

Le taux des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité) sur les gains d’assurance vie. Il s’applique quelle que soit l’ancienneté du contrat, et l’abattement des 8 ans ne le réduit jamais.

Pour comprendre en détail comment ces 17,2 % se décomposent et pourquoi ils pèsent différemment sur un fonds en euros et sur des unités de compte, notre article dédié aux prélèvements sociaux de l’assurance vie détaille le mécanisme.

L’impôt sur le revenu selon l’ancienneté

Situation du contrat Versements depuis le 27/09/2017 Versements avant le 27/09/2017 Abattement annuel
Moins de 4 ans 12,8 % 35 % (prélèvement libératoire) Aucun
Entre 4 et 8 ans 12,8 % 15 % (prélèvement libératoire) Aucun
8 ans et plus 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements, 12,8 % au-delà 7,5 % 4 600 € seul, 9 200 € en couple

Ces taux sont ceux du prélèvement forfaitaire. L’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu reste ouverte et devient intéressante quand votre taux marginal d’imposition est inférieur au taux forfaitaire — typiquement dans une tranche à 0 % ou 11 %. Elle se choisit globalement, pour tous vos revenus de capitaux mobiliers de l’année.

Capture d'écran de la page officielle BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 sur la détermination du revenu imposable des contrats d'assurance-vie
La doctrine fiscale de référence : BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 sur bofip.impots.gouv.fr, qui fixe la formule du produit imposable et l’abattement des contrats de 8 ans et plus. Capture du 27 juillet 2026.

Le seuil des 150 000 €

Depuis la réforme de 2017, le taux réduit de 7,5 % après 8 ans ne vaut que pour la fraction de gains attachée aux 150 000 premiers euros de versements, tous contrats confondus et nets des sommes déjà remboursées. Au-delà, la fraction correspondante est taxée à 12,8 %. Pour un couple, ce seuil s’apprécie par assuré : chacun dispose de son propre plafond de 150 000 €.

Le décalage entre le prélèvement et l’impôt réel

Voici la mécanique qui surprend le plus. Lors du rachat, l’assureur prélève un acompte (le prélèvement forfaitaire non libératoire) au taux de 7,5 % ou 12,8 % sans appliquer l’abattement. Celui-ci n’est régularisé que l’année suivante, sur votre déclaration de revenus, sous forme de crédit d’impôt ou de restitution.

Bon à savoir

Vous pouvez demander à être dispensé de cet acompte si votre revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 25 000 € pour une personne seule ou 50 000 € pour un couple soumis à imposition commune. Selon service-public.gouv.fr, la demande doit être adressée à l’assureur au plus tard le 30 novembre de l’année précédant le versement. Elle améliore immédiatement votre trésorerie mensuelle.

Pont porté par des colonnes de pièces de plus en plus courtes, silhouette marchant vers la portion manquante
Un rachat programmé se juge d’abord sur sa durée : le vrai risque n’est pas l’impôt, c’est le pont qui s’arrête avant l’autre rive.

Combien de temps votre capital va-t-il tenir ?

C’est la question que les simulateurs de rachat oublient presque toujours. Un rachat programmé n’est soutenable que si le montant retiré reste raisonnable par rapport à ce que le contrat produit. Le rapport entre les deux s’appelle le taux de retrait : le montant retiré chaque année divisé par le capital de départ.

Taux de retrait annuel Rendement 1 % Rendement 2 % Rendement 3 % Rendement 4 %
3 % (250 €/mois pour 100 000 €) 41 ans 55 ans Plus de 45 ans Plus de 45 ans
4 % (333 €/mois) 29 ans 35 ans 46 ans Plus de 45 ans
5 % (417 €/mois) 23 ans 26 ans 31 ans 40 ans
6 % (500 €/mois) 19 ans 21 ans 23 ans 28 ans
8 % (667 €/mois) 14 ans 15 ans 16 ans 18 ans

Lecture : un capital de 100 000 € dont on retire 417 € par mois, placé à 3 % net de frais, s’éteint au bout de 31 ans. Le même capital sollicité à 667 € par mois ne tient plus que 16 ans, quel que soit l’effort de rendement.

Deux enseignements se dégagent de ce tableau. D’abord, le taux de retrait pèse beaucoup plus lourd que le rendement : passer de 5 % à 6 % de retrait coûte 8 ans, alors que gagner un point de rendement n’en rend que 5. Ensuite, en dessous de 4 % de retrait, la durée devient très sensible au rendement, parce que le contrat produit alors presque autant qu’on lui prend.

Le rendement n’est pas garanti

Ces durées supposent un rendement constant, ce qui n’existe pas. Sur un fonds en euros, le taux servi change chaque année et n’est connu qu’à la fin de l’exercice. Sur des unités de compte, le capital peut baisser : retirer un montant fixe pendant une phase de repli oblige à vendre plus de parts, ce qui accélère l’épuisement et rend la reprise plus difficile. Prévoyez une marge et réévaluez votre montant tous les ans. Pour caler une hypothèse réaliste, consultez nos prévisions de rendement de l’assurance vie en 2026.

La règle empirique des 4 %

Chez les épargnants qui organisent un revenu de long terme, la référence la plus utilisée reste un taux de retrait de l’ordre de 4 % par an, éventuellement revalorisé de l’inflation. Ce n’est ni une norme réglementaire ni une garantie, mais un ordre de grandeur commode : à 4 %, un capital raisonnablement investi tient le plus souvent trois décennies. Le simulateur ci-dessus vous donne la durée exacte associée à vos propres chiffres.

Parapluie abritant une pile de pièces de la pluie, une seconde pile exposée et érodée à droite
L’abattement annuel abrite une partie de vos gains de l’impôt sur le revenu. Ce qui dépasse reste exposé — et les prélèvements sociaux, eux, tombent sur tout.

Le retrait maximal sans impôt sur le revenu

Après 8 ans, l’abattement annuel efface 4 600 € de gains pour une personne seule, 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Comme un rachat ne contient qu’une fraction de gains, le montant que vous pouvez retirer sans impôt sur le revenu est bien supérieur à l’abattement lui-même.

Le calcul en une ligne

Retrait annuel sans impôt = abattement ÷ part de plus-value dans le contrat

Avec 40 % de plus-value dans le contrat : 4 600 ÷ 0,40 = 11 500 € par an pour une personne seule, soit 958 € par mois.

Part de plus-value dans le contrat Personne seule Couple imposé ensemble
20 % 23 000 €/an (1 917 €/mois) 46 000 €/an (3 833 €/mois)
30 % 15 333 €/an (1 278 €/mois) 30 667 €/an (2 556 €/mois)
40 % 11 500 €/an (958 €/mois) 23 000 €/an (1 917 €/mois)
50 % 9 200 €/an (767 €/mois) 18 400 €/an (1 533 €/mois)
60 % 7 667 €/an (639 €/mois) 15 333 €/an (1 278 €/mois)

Attention à trois limites qui font perdre le bénéfice de ce calcul :

  • L’abattement est annuel et non reportable. Ce que vous n’utilisez pas une année est définitivement perdu.
  • Il est global. Il couvre tous vos contrats de plus de 8 ans, pas chacun d’entre eux.
  • Il ne concerne que l’impôt sur le revenu. Les 17,2 % de prélèvements sociaux restent dus sur la totalité des gains, y compris dans la limite de l’abattement.

Un couple qui détient plusieurs contrats anciens a donc intérêt à répartir ses rachats de façon à saturer les 9 200 € chaque année, plutôt qu’à retirer une grosse somme tous les trois ans. C’est exactement l’un des leviers détaillés dans nos stratégies pour se créer un complément de revenu à la retraite.

Rachats programmés ou rente viagère ?

Les deux transforment un capital en revenu, mais ils ne répondent pas au même risque. La rente viagère achète une garantie : celle de toucher jusqu’à votre décès, quoi qu’il arrive. Le rachat programmé garde la main sur le capital, au prix de l’incertitude sur sa durée.

Critère Rachats partiels programmés Rente viagère
Durée du revenu Limitée par le capital Garantie à vie
Réversibilité Totale : on arrête quand on veut Irréversible
Capital transmis aux bénéficiaires Le solde du contrat Rien, sauf option de réversion payante
Modulation du montant Libre à tout moment Figée à la conversion
Base imposable Seulement la part de gains Une fraction de la rente selon l’âge, imposée au barème
Risque supporté Épuisement du capital Transféré à l’assureur

En pratique, beaucoup d’épargnants combinent : des rachats programmés tant que le capital est confortable, et l’option de rente conservée en réserve si la longévité se prolonge. Le point de bascule se mesure avec le simulateur — si votre capital s’éteint avant votre espérance de vie, la question de la rente mérite d’être posée à votre assureur.

Mettre en place vos rachats programmés en 5 étapes

  1. Vérifiez l’ancienneté de votre contrat Le seuil des 8 ans court depuis la date de première souscription, pas depuis votre dernier versement. Si vous en êtes proche, attendre quelques mois peut changer la fiscalité de toutes vos années de rachats.
  2. Relevez vos deux chiffres clés La valeur de rachat actuelle et le total de vos versements figurent sur votre relevé de situation annuel ou dans votre espace client. C’est de leur écart que découle toute la fiscalité.
  3. Fixez un montant soutenable Simulez plusieurs hypothèses de rendement, y compris un scénario pessimiste. Vérifiez que la durée obtenue couvre votre horizon avec une marge d’au moins cinq ans.
  4. Choisissez le support ponctionné Sur un contrat multisupport, l’assureur retire par défaut au prorata de tous les supports. Demander à ne prélever que sur le fonds en euros, dont les gains sont définitivement acquis par l’effet cliquet, protège vos unités de compte des ventes en période de baisse.
  5. Demandez l’option par écrit et pensez à la dispense d’acompte Un formulaire dédié ou une demande dans l’espace client suffit. Joignez, si vous y avez droit, l’attestation sur l’honneur de dispense du prélèvement forfaitaire avant le 30 novembre.

5 erreurs qui coûtent cher

Démarrer juste avant les 8 ans

Quelques mois de patience font passer l’impôt de 12,8 % à 7,5 %, et débloquent l’abattement annuel. Sur dix ans de rachats, l’écart se chiffre en milliers d’euros.

Ne jamais réévaluer le montant

Un montant fixé une fois pour toutes ignore l’inflation et les mauvaises années de marché. Un point de contrôle annuel suffit à corriger la trajectoire.

Retirer sur les unités de compte en pleine baisse

Vendre des parts dévaluées cristallise la perte et prive le contrat du rebond. Sur un multisupport, dites à l’assureur sur quel support prélever.

Laisser filer l’abattement

Non utilisé, il est perdu. Un couple qui retire 3 000 € de gains par an laisse dormir 6 200 € d’abattement, année après année.

Oublier la clause bénéficiaire

Un capital qui fond change la portée de votre transmission. Relisez votre clause quand le contrat descend nettement sous son niveau initial.

Questions fréquentes

Y a-t-il des frais sur un rachat partiel programmé ?

La mise en place et les versements périodiques sont gratuits dans la très grande majorité des contrats français, y compris les contrats bancaires. Certains contrats anciens ou haut de gamme prévoient des frais de sortie ou un nombre limité d’opérations gratuites par an : la seule source fiable est la notice d’information de votre contrat. Attention en revanche aux frais indirects, comme les frais d’arbitrage si l’assureur doit vendre des unités de compte à chaque échéance.

Quel est le montant minimum d’un rachat programmé ?

Il n’existe aucun minimum légal. Chaque assureur fixe le sien, généralement entre 50 et 300 € par échéance, parfois assorti d’un montant minimum d’épargne à conserver sur le contrat (souvent 1 000 à 5 000 €). Ces seuils figurent dans les conditions générales.

Faut-il justifier un motif pour racheter ?

Non. Un rachat, partiel ou total, est un droit du souscripteur qui n’a pas à être motivé. Les « motifs » évoqués sur certains sites concernent des cas d’exonération particuliers (licenciement, invalidité de 2e ou 3e catégorie, liquidation judiciaire, mise à la retraite anticipée), qui dispensent d’impôt sur le revenu mais pas de prélèvements sociaux.

En combien de temps l’argent arrive-t-il sur mon compte ?

Le Code des assurances impose à l’assureur de verser les sommes dues dans un délai maximal de deux mois à compter de la réception de la demande complète, au-delà duquel des intérêts de retard sont dus. En pratique, pour un rachat programmé déjà en place, le virement intervient à date fixe, généralement sous quelques jours ouvrés après l’échéance.

Un rachat programmé remet-il à zéro l’ancienneté de mon contrat ?

Non, jamais. L’antériorité fiscale est attachée à la date de souscription du contrat et ne bouge pas, quels que soient les rachats effectués. C’est même l’argument principal en faveur du rachat partiel plutôt que du rachat total : fermer un contrat ancien pour en rouvrir un autre fait perdre définitivement l’antériorité acquise.

Puis-je faire des rachats programmés avant 8 ans ?

Oui, l’option est disponible dès l’ouverture sur la plupart des contrats. La fiscalité est simplement moins favorable : 12,8 % d’impôt sur la part de gains pour les versements postérieurs au 27 septembre 2017, sans abattement. Comme la part de gains d’un contrat jeune est en général faible, la facture réelle reste souvent modeste : c’est le calcul que fait le simulateur en haut de page.

Comment demander la mise en place à mon assureur ?

La plupart des assureurs proposent le formulaire directement dans l’espace client, avec le montant, la périodicité, la date de première échéance, le RIB et le support à ponctionner. À défaut, une lettre recommandée avec accusé de réception mentionnant le numéro de contrat, l’identité du souscripteur et ces mêmes éléments fait foi. Conservez la preuve de la demande : elle sert de point de départ au délai légal de versement.

Que deviennent les rachats programmés en cas de décès ?

Ils s’arrêtent automatiquement. Le capital restant est versé aux bénéficiaires désignés dans la clause, selon le régime successoral propre à l’assurance vie, plus favorable que celui des droits de succession classiques dans la plupart des situations. Les rachats déjà perçus, eux, sont définitivement sortis du contrat et suivent le régime de droit commun de votre succession.

Ce qu’il faut retenir

Le rachat partiel programmé est l’outil le plus souple pour transformer une assurance vie en revenu régulier : gratuit, réversible, sans perte d’antériorité, et fiscalement très doux après 8 ans grâce à la règle du prorata et à l’abattement annuel. Sur un contrat mûr, la ponction totale tourne souvent autour de 7 % du montant retiré, loin des 30 % de la flat tax appliquée à la plupart des autres placements.

Mais la fiscalité n’est pas le sujet principal. Le vrai arbitrage est celui du montant : un point de taux de retrait en plus coûte plusieurs années de revenus, bien plus que ce qu’un point de rendement supplémentaire peut rattraper. Simulez, gardez une marge, et réexaminez votre montant chaque année.

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Sources — Article 125-0 A du Code général des impôts (Légifrance) ; BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, doctrine fiscale sur la détermination du produit imposable des rachats ; service-public.gouv.fr, fiches sur le rachat et la fiscalité des contrats d’assurance-vie ; Code des assurances, article L132-21 (délai de versement). Chiffres et taux vérifiés le 27 juillet 2026.

Information générale à caractère documentaire. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni un conseil fiscal, et ne remplace pas l’avis d’un professionnel (conseiller en gestion de patrimoine, assureur, notaire ou avocat fiscaliste) tenant compte de votre situation personnelle. La fiscalité de l’assurance vie évolue avec les lois de finances.

Amandine Carpentier

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