Une année de rendement ne dit presque rien. Sur les six exercices 2020 à 2025, le fonds en euros a rapporté 2,05 % par an en moyenne et les unités de compte 1,95 % par an, nets de frais. Le risque n’a rien payé de plus sur cette période.
L’inflation a fait mieux que les deux. Elle progresse de 2,50 % par an sur la même période. 10 000 € placés fin 2019 valaient 11 294 € fin 2025 en fonds en euros, alors qu’il en aurait fallu 11 597 € pour conserver le même pouvoir d’achat.
Les frais sont le seul paramètre certain. Le chargement de gestion moyen s’élève à 0,63 % des encours en 2025. Passer de 0,63 % à 1,00 % coûte 5 856 € sur 50 000 € placés vingt ans.
Ce que cette page ne fait pas : publier un palmarès. Pour les chiffres de l’année, voyez notre page sur les taux 2026.
Chaque hiver, le même rituel : les assureurs annoncent leurs taux, la presse publie des classements, et des millions d’épargnants comparent un chiffre à un autre chiffre. Cet exercice a un défaut majeur. Le rendement d’une année ne mesure ni la qualité d’un contrat, ni ce que votre épargne aura réellement gagné.
Cette page prend le problème par l’autre bout : elle regarde la performance sur la durée, à partir des séries publiées par le régulateur. Vous y trouverez ce que six exercices consécutifs révèlent sur le fonds en euros et sur les unités de compte, un simulateur qui projette votre propre situation, et la méthode pour juger un contrat sans se laisser impressionner par un taux affiché. Les chiffres de l’année en cours ont leur page dédiée : les taux de l’assurance vie en 2026.
Le chiffre qui change toutSix ans de fonds en euros et d’unités de compte, côte à côte
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, régulateur des assureurs adossé à la Banque de France, publie chaque année les taux de revalorisation constatés sur l’ensemble du marché. Son édition portant sur 2025 couvre 116 organismes et 36 053 versions de contrats. Elle publie aussi, dans un encadré que presque personne ne lit, la performance moyenne des supports en unités de compte.
Mises côte à côte, les deux séries racontent une histoire que ni les palmarès ni les publicités ne racontent.
| Année | Fonds en euros | Unités de compte | Inflation |
|---|---|---|---|
| 2020 | 1,3 % | 2,0 % | 0,5 % |
| 2021 | 1,3 % | 7,8 % | 1,6 % |
| 2022 | 1,9 % | -10,6 % | 5,2 % |
| 2023 | 2,6 % | 4,6 % | 4,9 % |
| 2024 | 2,63 % | 4,5 % | 2,0 % |
| 2025 | 2,63 % | 4,5 % | 0,9 % |
| Moyenne annualisée | 2,05 % | 1,95 % | 2,50 % |
Sources : ACPR, Analyses et Synthèses n° 180 du 30 juin 2026, graphiques 1 et 17 (taux de revalorisation moyen des contrats individuels, nets de prélèvements sur encours et avant prélèvements sociaux ; performance de l’ensemble des supports en unités de compte, nette des frais des fonds et des chargements de gestion du contrat). INSEE, indice des prix à la consommation, moyenne annuelle. Les valeurs 2020 à 2023 sont lues sur le graphique 1 de l’étude, arrondi au dixième ; les synthèses de l’ACPR précisent 2,63 % pour 2024 et pour 2025. La moyenne annualisée est le taux constant qui produirait le même résultat cumulé sur les six exercices.
par an en moyenne sur 2020 à 2025, capital garanti, sans aucun risque de perte.
par an sur la même période, avec un risque de perte en capital et un exercice à -10,6 %.
Le régulateur formule lui-même le constat : « Depuis 2020, les supports en unités de compte présentent un rendement annuel moyen net des frais des fonds d’investissement et des chargements de gestion du contrat de l’ordre de 2,0 %. » Autrement dit, sur ces six exercices, la prise de risque n’a pas été rémunérée. Ce n’est pas une loi générale, c’est un fait de période, et c’est précisément ce qu’une seule année de rendement ne peut jamais vous montrer.

Ce constat ne signifie pas que les unités de compte sont un mauvais placement. Six ans est une durée courte, dominée par un seul exercice catastrophique (2022, où actions et obligations ont chuté ensemble) et par le rattrapage progressif des fonds en euros après la remontée des taux. Sur vingt ans, la hiérarchie a de bonnes chances de s’inverser. Ce constat signifie une seule chose : la période observée détermine le résultat, et celui qui choisit la période choisit la conclusion.
La traduction en eurosCe que 10 000 € sont réellement devenus
Les pourcentages restent abstraits. Voici le même calcul en euros, pour un capital placé fin 2019 et laissé tranquille jusqu’à fin 2025.
Et ce n’est que la moitié du chemin. Sur un fonds en euros, les prélèvements sociaux de 17,2 % sont retenus chaque année à la source, sur les intérêts crédités. Une fois cette ponction appliquée, les 11 294 € tombent à 11 071 €, et la perte de pouvoir d’achat passe de 2,6 % à 4,5 % sur six ans.
C’est le pouvoir d’achat perdu par 10 000 € placés sur un fonds en euros moyen entre fin 2019 et fin 2025, une fois les prélèvements sociaux et l’inflation pris en compte. Le contrat a pourtant versé des intérêts chaque année, sans jamais afficher la moindre perte.
C’est là que se loge le vrai piège de la performance affichée. Un contrat peut afficher six années positives d’affilée et vous appauvrir. Rien dans votre relevé annuel ne vous le signale : il montre un solde qui monte, pas un pouvoir d’achat qui descend. Pour retrouver ce que votre contrat vous a servi année après année, notre page sur comment connaître le taux de son assurance vie détaille la méthode et propose un vérificateur.
Outil gratuitLa performance à l’épreuve de la durée
Ce simulateur applique à votre situation la mécanique décrite plus haut : un rendement brut, des frais qui se cumulent chaque année, des prélèvements sociaux, et une inflation qui érode. Modifiez les frais de gestion de quelques dixièmes de point pour voir l’effet sur vingt ans. Tout le calcul se fait dans votre navigateur.
La performance à l’épreuve de la durée
Le rendement affiché est annuel. Vos frais aussi, et l’inflation également. Voyez ce qu’il reste au bout du chemin.
Capital final, après frais et prélèvements sociaux
80 000 €
Puis, en euros d’aujourd’hui, une fois l’inflation retirée : 60 000 €
Pouvoir d’achat gagné ou perdu
0,0 %
Coût total des frais
0 €
Rendement annualisé net
0,00 %
Rendement annualisé réel
0,00 %
Hypothèses et limites de ce calcul
- Le rendement brut annuel est supposé constant sur toute la durée. Dans la réalité il varie chaque année, fortement sur les unités de compte.
- La valeur par défaut de 3,26 % correspond au rendement brut moyen dégagé par les assureurs en 2025 : 2,63 % servis plus 0,63 % de chargement de gestion (ACPR, étude n° 180).
- Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont modélisés différemment selon le support, comme dans la réalité : prélevés chaque année à la source sur un fonds en euros, ce qui réduit la base capitalisée, et seulement à la sortie sur des unités de compte, ce qui laisse jouer l’effet de capitalisation plus longtemps.
- L’impôt sur le revenu n’est pas simulé : il ne s’applique qu’en cas de rachat, sur la seule part de gains contenue dans le retrait, et dépend de l’ancienneté du contrat.
- Les frais d’arbitrage et les frais propres aux supports en unités de compte ne sont pas modélisés séparément : intégrez-les au rendement brut ou aux frais de gestion.
- Cet outil fournit une projection à titre d’information générale. Il ne constitue ni une prévision, ni un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le décodeurLes cinq pièges d’une performance affichée
Un chiffre de performance n’est jamais faux. Il est presque toujours incomplet. Voici les cinq omissions les plus fréquentes, dans l’ordre où vous les rencontrerez.
« Net » sans dire net de quoi
Le taux publié par un assureur est en principe net des frais de gestion prélevés sur l’encours, mais avant prélèvements sociaux et avant impôt. Un taux « brut » désigne parfois le rendement de l’actif avant chargement, parfois le rendement avant fiscalité. Deux chiffres identiques peuvent recouvrir des réalités séparées par près d’un point.
Le réflexe : exiger la mention complète. « 2,63 %, net de frais de gestion, avant prélèvements sociaux » est une information. « 2,63 % » tout court n’en est pas une.
La moyenne des taux n’est pas la performance
Additionner les rendements annuels et diviser par le nombre d’années donne un résultat systématiquement flatteur dès qu’il y a de la volatilité. Une année à +50 % suivie d’une année à -50 % donne une moyenne arithmétique de 0 %, alors que votre capital a perdu 25 %.
Le réflexe : raisonner en capital final, pas en moyenne de pourcentages. C’est ce que fait le tableau plus haut avec la moyenne annualisée, et c’est ce que fait le simulateur.
Le taux bonifié et sa condition
Les taux les plus visibles sont des taux bonifiés, réservés aux versements neufs et conditionnés à une part minimale en unités de compte, souvent 30 %, 40 % ou 50 %. Le chiffre annoncé ne s’applique alors qu’à la fraction placée en fonds en euros. Le régulateur chiffre l’effet de ces mécanismes : un assuré qui n’en bénéficie d’aucun touche au moins 0,39 point de moins que la moyenne du marché.
Le réflexe : lire la condition avant de lire le chiffre. Elle change la nature du placement, pas seulement son rendement.
La période choisie
Une performance sur trois ans démarrant en 2023 exclut l’exercice 2022. Une performance sur dix ans démarrant en 2015 englobe deux régimes de taux différents. Le choix des bornes n’est jamais neutre, et c’est le levier le plus employé dans les communications commerciales.
Le réflexe : demander la performance année par année plutôt qu’un cumul. Une série de chiffres annuels ne se maquille pas.
L’inflation absente du raisonnement
Un rendement de 2,6 % en 2025, avec 0,9 % d’inflation, laisse un gain réel positif. Le même rendement en 2022, avec 5,2 % d’inflation, représentait une perte de pouvoir d’achat de plus de deux points. Le chiffre n’a pas bougé, sa signification s’est inversée.
Le réflexe : ne jamais lire un rendement sans le confronter à l’inflation de la même année.
Le seul levier certainLes frais, le seul paramètre que vous maîtrisez
Le rendement futur d’un contrat est inconnu. Ses frais, eux, sont écrits noir sur blanc et ne changeront pas. C’est la seule variable sur laquelle un épargnant exerce un pouvoir réel, et c’est celle qu’il examine le moins.
En 2025, le taux de chargement de gestion moyen payé par les assurés ressort à 0,63 % des encours pour les contrats individuels, contre 0,62 % en 2024. Traduit autrement : pour vous servir 2,63 %, l’assureur a dégagé environ 3,26 % de rendement brut. Le reste est resté chez lui.
| Frais de gestion annuels | Capital après 20 ans | Écart avec le meilleur cas | Repère |
|---|---|---|---|
| 0,50 % | 86 189 € | référence | Niveau atteint par les contrats les moins chargés du marché |
| 0,63 % | 84 034 € | -2 155 € | Chargement de gestion moyen constaté par l’ACPR en 2025 |
| 0,80 % | 81 294 € | -4 895 € | Un peu plus d’un quart de point au-dessus de la moyenne |
| 1,00 % | 78 178 € | -8 011 € | Près du double du niveau le plus favorable |
Hypothèses : 50 000 € placés, rendement brut de 3,26 % par an constant sur vingt ans, avant prélèvements sociaux, sans frais sur versement. Ces chiffres illustrent l’effet mécanique des frais et ne constituent pas une prévision.
L’écart entre un contrat à 0,63 % et un contrat à 1,00 % atteint 5 856 € sur vingt ans, pour un service identique et un risque identique. Aucune décision de gestion, aucun arbitrage brillant ne rattrapera cet écart. Et il ne s’agit là que des frais sur encours : ajoutez des frais sur versement de 3 % et vous partez avec 1 500 € de retard sur un versement de 50 000 €, retard qui se capitalise lui aussi.

Au-delà de 0,80 % de frais de gestion sur un fonds en euros, votre contrat part avec un handicap structurel qu’aucune performance ne compense durablement. C’est le premier critère à vérifier, avant même le taux servi l’an dernier. Notre comparatif des assurances vie sans frais cachés détaille les postes à examiner, ligne par ligne.
L’arbitrageFonds en euros ou unités de compte : ce que dit l’historique
La question revient à chaque annonce de taux. L’historique récent ne tranche pas dans le sens attendu, et il faut comprendre pourquoi avant d’en tirer une décision.
Ce que contiennent réellement les unités de compte
Le terme « unités de compte » ne désigne pas une classe d’actifs mais un contenant. Fin 2025, les encours logés en unités de compte atteignent 612 milliards d’euros, contre 343 milliards fin 2016. Leur composition, mesurée par le régulateur, explique la performance observée.
| Type de support | Part des actifs en unités de compte | Ce que cela implique |
|---|---|---|
| Fonds actions | 32 % | Le moteur de performance, et la source de la volatilité. |
| Fonds à allocation d’actifs | 17 % | En baisse régulière depuis 2016. Souvent les plus chargés en frais. |
| Fonds obligataires | 12 % | Ont souffert de la remontée des taux, notamment en 2022. |
| Produits structurés actions | 10 % | Détenus en direct par les assureurs, à profil de gain plafonné. |
| Fonds monétaires | 5 % | Rendement décorrélé, redevenu positif avec la remontée des taux. |
| Fonds immobiliers | 4 % | Évolutions déconnectées des autres actifs, corrections récentes. |
Source : ACPR, Analyses et Synthèses n° 180, graphique 16, répartition des actifs en représentation des unités de compte, 2025.
Un tiers d’actions seulement, et une part importante de supports intermédiés dont les frais internes se cumulent avec ceux du contrat. Le résultat moyen n’est donc pas le résultat des marchés actions : c’est le résultat d’un panier mixte, diminué de deux couches de frais. Notre page sur l’investissement en unités de compte détaille comment cette structure se choisit plutôt qu’elle ne se subit.
Ce que l’historique récent permet de conclure, et ce qu’il ne permet pas
- Il permet de conclure que sur 2020 à 2025, prendre du risque n’a pas payé en moyenne, et qu’un fonds en euros bien choisi a fait aussi bien qu’un panier moyen d’unités de compte, sans risque de perte.
- Il permet de conclure que les frais expliquent une part importante de la performance décevante des unités de compte, puisque les chiffres cités sont nets de deux couches de frais.
- Il ne permet pas de conclure que les unités de compte sont à éviter. Six ans est une durée courte pour un actif dont l’horizon recommandé dépasse huit ans, et l’exercice 2022 pèse à lui seul sur toute la série.
- Il ne permet pas de conclure que votre contrat suivra ces moyennes. Un panier d’unités de compte concentré sur des fonds actions à frais réduits n’a rien à voir avec la moyenne de marché.
« Fonds en euros ou unités de compte » n’est pas la bonne question. La bonne question est : sur quel horizon puis-je immobiliser cette somme, et quelle baisse temporaire suis-je capable de supporter sans vendre ? Les six dernières années montrent surtout que la réponse ne se lit pas dans le rendement de l’an dernier. Notre page sur la prévision de rendement 2026 traite l’autre bout du sujet, celui de l’année qui vient.
La méthodeJuger un contrat sur la durée en six vérifications
- Reconstituez cinq exercices, pas unL’assureur doit tenir en ligne le rendement net moyen servi de chaque contrat, disponible cinq ans. Alignez les cinq chiffres : la régularité se voit immédiatement.
- Comparez à la moyenne de marché de chaque annéeUn contrat à 2,4 % en 2025 est moyen. Le même à 2,4 % en 2021, quand le marché servait 1,3 %, était excellent. Un chiffre isolé ne se juge pas.
- Additionnez tous les fraisFrais sur versement, frais de gestion sur encours, frais d’arbitrage, frais internes des supports en unités de compte. C’est le total qui compte, pas la ligne la mieux mise en avant.
- Retirez l’inflation de chaque annéeUn rendement se juge en pouvoir d’achat. Un contrat qui a battu l’inflation en 2022 et 2023 a fait un travail remarquable.
- Vérifiez si le taux dépendait d’une conditionUn rendement obtenu grâce à une bonification liée aux unités de compte ne se reproduira pas si vous cessez d’alimenter le contrat.
- Chiffrez le coût de sortie avant d’arbitrerFermer un contrat de plus de huit ans fait perdre l’antériorité fiscale et l’abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune). Ouvrir un second contrat coûte souvent moins cher que tout transférer.
Passer de la méthode aux chiffres de l’année
Vous savez maintenant lire une performance sur la durée. Pour les taux réellement servis cette année, les écarts par type d’assureur et le calendrier officiel des annonces, notre page de référence est tenue à jour à partir des études du régulateur.
HonnêtetéCe que l’historique ne vous dira jamais
Une page qui présente des séries de performance doit dire ses limites, sinon elle devient exactement ce qu’elle prétend dénoncer.
- Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce n’est pas une formule de style : le régime de taux qui a produit 1,3 % en 2021 et 2,63 % en 2025 est le même mécanisme, dans deux environnements opposés.
- Les moyennes de marché ne sont pas votre contrat. Chez un même assureur, l’écart entre le groupe de contrats le mieux et le moins bien revalorisé atteint 0,99 point en 2025, contre 0,77 point en 2024.
- Six exercices restent une série courte. Toute conclusion tirée de cette période doit être révisée à mesure que de nouveaux exercices s’ajoutent.
- Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. L’assureur ne garantit que le nombre d’unités, pas leur valeur.
Questions fréquentes sur la performance de l’assurance vie
Quelle est la performance moyenne d’une assurance vie sur 5 ans ?
Sur les cinq exercices 2021 à 2025, le fonds en euros moyen a progressé d’environ 2,2 % par an et l’ensemble des supports en unités de compte d’environ 1,9 % par an, nets de frais et avant prélèvements sociaux, d’après les séries de l’ACPR. Sur six exercices, en incluant 2020, on obtient 2,05 % et 1,95 %. Ces chiffres sont des moyennes de marché : votre contrat peut en être éloigné de plus d’un point.
Combien rapportent 10 000 € placés pendant 10 ans en assurance vie ?
Aucune réponse honnête ne peut être donnée sous forme d’un montant unique, puisque le rendement des dix prochaines années est inconnu. Ce qui est calculable, c’est un ordre de grandeur : à 2,6 % par an nets de frais, 10 000 € deviennent 12 926 € en dix ans avant prélèvements sociaux, soit 12 423 € après 17,2 %. Si l’inflation ressort à 2 % par an sur la période, le pouvoir d’achat correspondant est d’environ 10 190 € d’aujourd’hui. Le simulateur de cette page permet de tester vos propres hypothèses.
Pourquoi les unités de compte ont-elles fait moins bien que le fonds en euros ?
Pour trois raisons cumulées sur la période 2020 à 2025. D’abord l’exercice 2022, où actions et obligations ont baissé ensemble, avec une performance moyenne des unités de compte à -10,6 %. Ensuite la composition réelle des unités de compte, qui ne comptent que 32 % de fonds actions. Enfin la double couche de frais, ceux du fonds et ceux du contrat. Sur un horizon plus long, la hiérarchie a historiquement tendance à s’inverser.
Le rendement affiché tient-il compte des prélèvements sociaux ?
Non. Les taux publiés sont nets de frais de gestion sur encours mais avant prélèvements sociaux. Sur un fonds en euros, ceux-ci sont retenus chaque année à la source au taux de 17,2 %. La hausse de la CSG entrée en vigueur au 1er janvier 2026 sur les revenus du capital ne s’applique pas à l’assurance vie ni aux contrats de capitalisation, qui restent à 17,2 % (impots.gouv.fr, mise à jour du 8 avril 2026). Le détail figure sur notre page consacrée aux prélèvements sociaux de l’assurance vie.
Une performance négative est-elle possible sur un fonds en euros ?
Le capital investi sur un fonds en euros est garanti par l’assureur, et les intérêts acquis sont définitivement acquis grâce à l’effet cliquet. Le solde de votre contrat ne baisse donc pas. En revanche, le rendement réel, après inflation, peut être largement négatif : c’est ce qui s’est produit en 2022 et 2023. La garantie porte sur les euros, pas sur leur pouvoir d’achat.
Sur combien d’années faut-il juger un contrat ?
Cinq exercices constituent un minimum raisonnable, et c’est aussi la durée pendant laquelle l’assureur doit tenir l’information en ligne. En dessous, vous mesurez surtout la chance d’une année. Regardez la série complète plutôt que la moyenne : un contrat régulier autour de 2,5 % vaut mieux qu’un contrat qui alterne 4 % et 1,5 %.
Comment connaître la performance de mon propre contrat ?
Votre relevé annuel de situation porte le taux servi sur le support en euros. Vous pouvez aussi le recalculer à partir de deux valeurs de rachat et de vos mouvements de l’année : la méthode et un outil de vérification figurent sur notre page comment connaître le taux de son assurance vie.
Sources et références. ACPR, Analyses et Synthèses n° 180, « Revalorisation 2025 des contrats d’assurance-vie et de capitalisation », 30 juin 2026 (séries de revalorisation 2020 à 2025, performance des unités de compte, composition des actifs, chargements de gestion, dispersion). INSEE, « En 2025, nouveau ralentissement des prix à la consommation en moyenne annuelle », 15 janvier 2026 (inflation 2020 à 2025 en moyenne annuelle). impots.gouv.fr, « L’assurance-vie et le PEA », mise à jour du 8 avril 2026 (prélèvements sociaux à 17,2 %). Les moyennes annualisées et les projections en euros sont calculées par Quelle Assurance Vie à partir de ces séries.
Avertissement. Cet article fournit une information générale à jour du 28 juillet 2026. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, et ne remplace pas l’avis d’un conseiller en gestion de patrimoine. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les supports en unités de compte ne bénéficient d’aucune garantie en capital et présentent un risque de perte. L’assureur ne garantit que le nombre d’unités de compte, non leur valeur, qui est sujette à des fluctuations à la hausse comme à la baisse.
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