Taux assurance vie 2026 : les chiffres réellement connus, et pourquoi le taux 2026 n’existe pas encore

Illustration editoriale d une enveloppe scellee posee sur un socle, symbole du taux d assurance vie 2026 encore non annonce

Article mis à jour le 28 juillet 2026. Les taux 2026 des fonds en euros seront annoncés en janvier 2027.

L’essentiel en 20 secondes

Le taux 2026 de votre fonds en euros n’existe pas encore. Il sera arrêté fin décembre 2026 et annoncé en janvier 2027. Toute page qui affiche aujourd’hui « le taux 2026 » d’un contrat vous vend une prévision, pas un chiffre.

Ce qui est connu, c’est 2025. Le taux de revalorisation moyen des fonds en euros s’établit à 2,63 % en 2025 pour les contrats individuels, net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux (ACPR, étude n° 180 publiée le 30 juin 2026).

Ce taux n’est pas ce que vous touchez. Après 17,2 % de prélèvements sociaux, 2,63 % deviennent 2,18 %. Après 0,9 % d’inflation 2025, le gain réel tombe à environ 1,27 %.

Bonne nouvelle 2026 : la CSG a augmenté au 1er janvier 2026 sur les revenus du capital, mais les contrats d’assurance vie restent à 17,2 %.

Vous cherchez le taux de l’assurance vie en 2026. C’est une question légitime, et la réponse honnête tient en une phrase : ce taux n’est pas encore décidé. Il le sera fin décembre, et il sera publié en janvier 2027. Entre-temps, ce que vous pouvez obtenir, ce sont trois choses très différentes que les comparateurs mélangent volontiers : les taux 2025 réellement servis, les taux bonifiés en cours de commercialisation, et des prévisions.

Cette page fait le tri. Chaque chiffre publié ici est daté et rattaché à sa source, en priorité au régulateur. Vous trouverez aussi un calculateur qui traduit un taux affiché en rendement réellement encaissé, après frais, après prélèvements sociaux, après impôt et après inflation. C’est là que se joue l’essentiel de l’écart entre la promesse et votre relevé.


Le calendrierPourquoi personne ne peut vous donner le taux 2026 aujourd’hui

Un fonds en euros ne fonctionne pas comme un livret. Le Livret A a un taux affiché à l’avance, fixé par arrêté. Le fonds en euros, lui, verse une participation aux bénéfices calculée après coup, une fois l’exercice comptable clos. L’assureur doit connaître ses résultats financiers de l’année entière avant de décider ce qu’il redistribue.

Le code des assurances impose d’ailleurs un partage minimal : l’assureur doit affecter aux assurés au moins 85 % des produits financiers du compte de participation, directement ou via une réserve. Mais le montant exact n’est arrêté qu’en fin d’exercice.

  1. De janvier à décembre 2026 L’assureur gère son portefeuille. Rien n’est acquis, sauf l’éventuel taux minimum garanti inscrit à votre contrat.
  2. Fin décembre 2026 Les comptes sont arrêtés. Le conseil d’administration fixe le taux de participation aux bénéfices et décide s’il puise dans sa réserve ou s’il l’alimente.
  3. Janvier et février 2027 Les assureurs annoncent leurs taux 2026, les uns après les autres. C’est la seule période où « le taux 2026 » devient un fait.
  4. Printemps et été 2027 France Assureurs publie la moyenne du marché, puis l’ACPR sort son étude annuelle avec les chiffres consolidés et les écarts réels.

Le piège le plus fréquent

Une page qui titre « taux assurance vie 2026 » et qui affiche un tableau de rendements par assureur vous montre presque toujours les taux 2025, annoncés début 2026. Ce n’est pas malhonnête en soi, c’est un raccourci de vocabulaire. Cela le devient quand la page laisse croire que ces taux sont acquis pour l’année en cours. Ils ne le sont pas.

Illustration d'un grand sablier dont le bulbe supérieur est encore plein, symbolisant l'exercice 2026 en cours pour les fonds en euros
L’exercice 2026 court encore : le taux ne sera arrêté qu’à sa clôture, fin décembre. Illustration Quelle Assurance Vie.

Les taux 2025 réellement servis, les chiffres officiels

Voici le socle chiffré sur lequel tout le reste repose. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, le régulateur des assureurs adossé à la Banque de France, publie chaque année une étude sur la revalorisation des contrats. L’édition portant sur 2025 est parue le 30 juin 2026 et porte sur 116 organismes et 36 053 versions de contrats.

2,63 %

Taux de revalorisation moyen des supports en euros des contrats d’assurance vie individuelle en 2025, net de prélèvements sur encours et avant prélèvements sociaux. Stable par rapport à 2024. Source : ACPR, Analyses et Synthèses n° 180, 30 juin 2026.

Capture de la page Chiffres clés de l'étude ACPR n° 180 sur la revalorisation 2025 des contrats d'assurance vie
Capture de l’étude ACPR n° 180 « Revalorisation 2025 des contrats d’assurance-vie et de capitalisation », publiée le 30 juin 2026. Taux de revalorisation 2025 : 2,63 % en individuel, 2,64 % en collectif.

Ce que veut dire exactement « 2,63 % »

Cette précision change tout et presque aucune page ne la donne. Le 2,63 % de l’ACPR est un taux net des frais de gestion prélevés sur l’encours, mais avant prélèvements sociaux et avant impôt. Autrement dit, c’est le montant réellement inscrit sur votre contrat au 31 décembre, avant que l’État ne prélève sa part.

Sur ce même exercice, le taux de chargement de gestion moyen payé par les assurés ressort à 0,63 % des encours, contre 0,62 % en 2024. Ce n’est pas un détail : cela signifie que l’assureur a dégagé environ 3,26 % de rendement brut pour vous en laisser 2,63 %.

Mutuelles, bancassureurs, assureurs traditionnels : des écarts nets

La moyenne masque une réalité beaucoup plus contrastée. L’ACPR détaille les taux moyens par type d’organisme pour 2025 :

Graphique ACPR des taux de revalorisation 2025 par type d'organisme, mutuelles 3,17 pour cent et bancassureurs 2,70 pour cent
Graphique 5 de l’étude ACPR n° 180 : taux de revalorisation net moyen des contrats individuels par type d’organisme depuis 2020.
Type d’organisme Taux 2025 Part des encours Lecture
Mutuelles 3,17 % 2 % Les mieux placées, mais un marché très étroit et souvent réservé à des adhérents.
Bancassureurs 2,70 % 65 % Ils font la moyenne du marché. Contrats des grands réseaux bancaires.
Moyenne du marché 2,63 % 100 % Référence toutes catégories confondues.
Assureurs traditionnels 2,48 % 30 % Sous la moyenne en 2025, leur taux moyen recule légèrement.
Organismes de retraite professionnelle 2,39 % 3 % Contrats à dominante retraite.

Source : ACPR, Analyses et Synthèses n° 180, 30 juin 2026, graphiques 4 et 5. Taux nets de frais de gestion, avant prélèvements sociaux.

La dispersion réelle entre contrats

Deux épargnants peuvent recevoir des taux très différents, y compris chez le même assureur. L’ACPR quantifie précisément cet écart, et c’est le chiffre le plus utile de toute l’étude.

  • Les organismes représentant 50 % des encours ont servi entre 2,3 % et 2,9 % en 2025, une fourchette de 0,6 point.
  • Chez un même assureur, l’écart entre le groupe de contrats le mieux revalorisé et le moins bien revalorisé atteint en moyenne 0,99 point, contre 0,77 point en 2024. L’écart se creuse.
  • Un assuré qui ne bénéficie d’aucune bonification touche au moins 0,39 point de moins que la moyenne affichée de 2,63 %.

À retenir

Si vous détenez un vieux contrat sans bonification, dans un grand réseau, votre taux 2025 tourne probablement autour de 2,2 % à 2,3 %, pas 2,63 %. La moyenne du marché est tirée vers le haut par les offres commerciales réservées aux nouveaux versements.


Calculateur : le taux que vous encaissez vraiment

Un taux affiché n’est jamais un taux encaissé. Entre les deux, il y a les frais de gestion, les prélèvements sociaux, l’impôt sur le revenu en cas de rachat, et l’inflation. Cet outil fait le chemin complet à partir du chiffre que votre assureur vous a communiqué.

Votre taux réel, après frais, prélèvements et inflation

Renseignez le taux communiqué par votre assureur. L’outil calcule ce qu’il reste une fois tout déduit.









Votre taux réel, net d’inflation

+1,27 %

Gain de pouvoir d’achat sur un an : 379,87 €

Votre épargne gagne du pouvoir d’achat

Taux net de frais de gestion

2,63 %

Prélèvements sociaux 17,2 %

135,71 €

Impôt sur le revenu si rachat

0,00 €

Intérêts nets encaissés

653,29 €

Contrat de 8 ans et plus : l’abattement annuel de 4 600 € couvre la totalité de ces intérêts. Aucun impôt sur le revenu à payer si vous les rachetez cette année.
Repère : le Livret A rapporte 1,70 % net de tout impôt. Votre fonds en euros laisse 2,18 % net de prélèvements sociaux, soit un écart de 0,48 point de pourcentage à l’avantage du fonds en euros.
Hypothèses et limites de ce calcul
  • Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont appliqués sur les intérêts du support en euros. Sur un fonds en euros, ils sont prélevés chaque année à l’inscription en compte, pas au rachat.
  • L’impôt sur le revenu n’est dû qu’en cas de rachat. Le calcul suppose que la part de gains contenue dans votre retrait de l’année est égale aux intérêts affichés ci-dessus. Un rachat réel obéit à une règle de proportion entre capital et gains.
  • Régime appliqué : versements effectués depuis le 27 septembre 2017. Prélèvement forfaitaire de 12,8 % avant 8 ans. Après 8 ans, abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune, puis 7,5 % jusqu’à 150 000 € de primes versées et 12,8 % au-delà.
  • L’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu n’est pas simulée. Elle peut être plus avantageuse si vous êtes faiblement imposé.
  • Le taux réel net d’inflation est calculé en valeur relative, pas par simple soustraction.
  • Ce calculateur donne un ordre de grandeur pédagogique. Il ne remplace ni votre relevé annuel de situation, ni un conseil personnalisé.

Le décodeurBrut, net de frais, net de prélèvements, net d’impôt

Il n’existe pas un taux d’assurance vie, il en existe quatre, empilés. Chaque acteur communique sur l’étage qui l’arrange. Voici les quatre étages, appliqués à la moyenne de marché 2025.

Étage Taux Sur 30 000 € Qui communique dessus
Rendement brut de l’actif environ 3,26 % 978 € Personne. C’est ce que l’assureur dégage avant de se payer.
Net de frais de gestion 2,63 % 789 € L’ACPR, France Assureurs et la quasi-totalité des assureurs. C’est le chiffre des classements.
Net de prélèvements sociaux 2,18 % 653 € Presque personne. C’est pourtant ce qui reste sur votre contrat.
Net d’inflation environ 1,27 % 380 € Personne. C’est votre gain de pouvoir d’achat réel.

Calcul Quelle Assurance Vie à partir du taux moyen 2025 de 2,63 % et du chargement moyen de 0,63 % (ACPR n° 180), des prélèvements sociaux de 17,2 % (impots.gouv.fr) et de l’inflation 2025 de 0,9 % en moyenne annuelle (INSEE). Hors impôt sur le revenu, qui n’est dû qu’en cas de rachat.

Illustration d'une grande pièce de monnaie entamée dont trois parts ont été retirées, symbolisant les frais et prélèvements sur le rendement
Entre le taux affiché et le gain encaissé, trois prélèvements successifs. Illustration Quelle Assurance Vie.

Les frais que le taux affiché ne montre pas

Le taux communiqué par un assureur est net des seuls frais de gestion du support en euros. Trois autres familles de frais restent en dehors du chiffre et pèsent sur votre résultat final.

  • Les frais sur versement Prélevés à l’entrée, de 0 % chez les acteurs en ligne à 3 % ou plus dans certains réseaux. Un contrat à 3 % de frais d’entrée vous fait démarrer avec 97 € investis pour 100 € versés. À 2,63 % par an, il faut plus d’un an de rendement pour rattraper ce seul prélèvement.
  • Les frais d’arbitrage Facturés à chaque mouvement entre supports. Ils ne touchent pas le fonds en euros tant que vous n’y touchez pas, mais ils grèvent toute stratégie de réallocation.
  • Les frais des unités de compte Ils se cumulent avec les frais de gestion du contrat. Un fonds actions facturé 1,8 % par an amputé de 0,8 % de frais de contrat doit produire 2,6 % avant de vous rapporter le premier euro.

Pour aller plus loin sur ce point, notre comparatif des assurances vie sans frais cachés détaille les postes à vérifier avant de signer.


Les taux bonifiés : lisez la condition avant de lire le chiffre

C’est le mécanisme commercial dominant du marché, et la principale source de confusion. Un assureur annonce « jusqu’à 4 % sur le fonds en euros ». Le chiffre est exact. La condition l’est aussi, mais elle est en petits caractères.

Définition : la bonification

Supplément de rendement accordé sur le fonds en euros, conditionné à un engagement de votre part : un pourcentage minimum d’unités de compte dans le contrat, un versement neuf sur une période donnée, un montant plancher, ou un mode de gestion déléguée.

L’ACPR mesure l’ampleur du phénomène. Selon l’étude n° 180, les bonifications accordées en fonction de la détention d’unités de compte représentent « souvent 100 points de base, et allant jusqu’à plus de 200 points de base ». Soit 1 à 2 points de rendement supplémentaires, ce qui peut doubler le taux servi.

Le régulateur ajoute une précision décisive : le taux moyen de 2,63 % intègre déjà ces bonifications. Un assuré qui n’en bénéficie d’aucune reçoit donc moins que la moyenne, d’au moins 0,39 point.

Un exemple de formulation à la source

Sur son contrat Assurance Vie Responsable et Solidaire, la MAIF indique un « rendement 2025 du compartiment en euros de 3,05 % net de frais de gestion prélevés sur l’épargne gérée et hors prélèvements sociaux et fiscaux », avec des frais de gestion de 0,80 % et zéro frais sur versement (source : maif.fr, page consultée le 28 juillet 2026). Cette formulation est exemplaire parce qu’elle dit exactement de quoi le taux est net et de quoi il ne l’est pas. Exigez la même chose de votre assureur.


Le calcul que la brochure ne fait pas

Un bonus de 1 point sur le fonds en euros conditionné à 40 % d’unités de compte ne se juge pas seul. Sur 100 € investis, vous gagnez 1 point sur les 60 € du fonds en euros, soit 0,60 €, en échange d’une exposition de 40 € à un risque de perte en capital. Si les unités de compte reculent de 5 % sur l’année, vous perdez 2 €. Le bonus ne compense pas le risque, il le rémunère mal.

Les quatre questions à poser avant d’accepter une bonification :

  • Le bonus est-il viager ou temporaire ? La plupart ne durent qu’un ou deux exercices.
  • S’applique-t-il à tout l’encours en euros ou seulement aux versements neufs ?
  • Quel pourcentage d’unités de compte faut-il détenir, et pendant combien de temps ?
  • Que se passe-t-il si vous descendez sous le seuil en cours d’année ?

Fonds en euros ou unités de compte en 2026 ?

Deux colonnes illustrées, l'une massive et stable, l'autre faite de cubes empilés en équilibre instable, représentant fonds en euros et unités de compte
Capital garanti d’un côté, performance non garantie de l’autre. Illustration Quelle Assurance Vie.

Le discours commercial dominant consiste à dire que le fonds en euros ne rapporte plus rien et qu’il faut aller vers les unités de compte. Les chiffres du régulateur nuancent sérieusement ce raisonnement.

2,0 %

Rendement annuel moyen des supports en unités de compte depuis 2020, net des frais des fonds d’investissement et des chargements de gestion du contrat. Source : ACPR, Analyses et Synthèses n° 180, encadré 3, 30 juin 2026.

Sur cette période, les unités de compte ont donc rapporté moins que le fonds en euros moyen, tout en exposant l’épargnant à un risque de perte en capital. Le régulateur souligne d’ailleurs que « la rentabilité des unités de compte est très variable dans le temps », avec des années franchement négatives.

Cela ne condamne pas les unités de compte, cela recadre la promesse. Elles se justifient sur un horizon long et avec une tolérance au risque réelle, pas comme substitut automatique au fonds en euros. La composition du marché aide à comprendre la performance : fin 2025, les encours en unités de compte atteignent 612 milliards d’euros, dont 32 % en fonds actions, 17 % en fonds à allocation d’actifs, 12 % en fonds obligataires, 10 % en produits structurés actions, 5 % en fonds monétaires et 4 % en fonds immobiliers.


Risque de perte en capital

Sur une unité de compte, l’assureur garantit le nombre de parts, pas leur valeur. Vous pouvez récupérer moins que ce que vous avez versé, frais compris. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Seul le support en euros bénéficie d’une garantie du capital par l’assureur, dans les conditions prévues au contrat.

Pour comprendre le mécanisme qui verrouille vos gains sur le fonds en euros, lisez notre article sur l’effet cliquet de l’assurance vie. Et si vous envisagez d’augmenter votre part d’unités de compte, notre guide sur l’investissement en unités de compte détaille les précautions à prendre.


Fonds euros, Livret A, LEP et inflation : le classement 2026

Illustration d'une balance à deux plateaux déséquilibrée, comparant le rendement affiché et le rendement réel de l'assurance vie
Le bon repère n’est pas le taux affiché, mais le taux après impôt de chaque placement. Illustration Quelle Assurance Vie.

Comparer un fonds en euros à un Livret A sur leurs taux affichés n’a aucun sens : le Livret A est totalement exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux, le fonds en euros ne l’est pas. La seule comparaison honnête se fait après prélèvements.

Placement Taux affiché Taux après prélèvements sociaux Statut du taux
Fonds en euros, moyenne 2025 2,63 % 2,18 % Constaté, publié par l’ACPR le 30 juin 2026
Fonds en euros, mutuelles 2025 3,17 % 2,62 % Constaté, moyenne de la catégorie
Livret A et LDDS, depuis le 1er août 2026 1,70 % 1,70 % Fixé par arrêté, exonéré d’impôt
Livret A, du 1er février au 31 juillet 2026 1,50 % 1,50 % Période close le 31 juillet 2026
LEP, depuis le 1er août 2026 2,50 % 2,50 % Maintenu, sous conditions de ressources
Inflation 2025 0,90 % sans objet Constaté, INSEE, moyenne annuelle

Taux du fonds en euros après application des prélèvements sociaux de 17,2 %. Taux de l’épargne réglementée annoncés par le ministère de l’Économie et des Finances le 15 juillet 2026, en vigueur au 1er août 2026. Inflation : INSEE, indice des prix à la consommation, moyenne annuelle 2025.

Conclusion pratique : en 2026, un fonds en euros dans la moyenne du marché reste au-dessus du Livret A même après prélèvements sociaux. Un fonds en euros faiblement rémunéré, à 2 % ou moins, passe en revanche sous le LEP pour ceux qui y ont droit.

La bonne nouvelle fiscale de 2026, passée sous silence

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital, portant le taux global des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026. Beaucoup d’articles en ont conclu que l’assurance vie était touchée. Ce n’est pas le cas.


Votre assurance vie reste à 17,2 %

L’administration fiscale précise qu’à compter du 1er janvier 2026, le taux passe à 18,6 % « sauf pour les produits qui restent soumis au taux de 17,2 %, à savoir les produits attachés aux bons et contrats de capitalisation et aux contrats d’assurance-vie comportant une valeur de rachat ». Les contrats de rente-survie et d’épargne handicap, eux, basculent à 18,6 %. Source : impots.gouv.fr, page « L’assurance-vie et le PEA », mise à jour du 8 avril 2026.

Concrètement, ce maintien à 17,2 % vaut environ 0,04 point de rendement net par an sur un taux de 2,63 %. C’est modeste en apparence, mais cela creuse un peu plus l’écart entre l’assurance vie et les autres placements financiers. Notre article détaillé sur les prélèvements sociaux de l’assurance vie explique comment ils sont calculés et prélevés.


Comment trouver le taux exact de votre contrat

Aucune moyenne de marché ne vous dira ce que vous avez réellement touché. Votre taux personnel dépend de votre contrat, de votre gamme, de vos bonifications et de votre ancienneté. Voici où le lire.

  1. Votre relevé annuel de situation L’assureur doit vous l’adresser chaque année. Il indique le taux de revalorisation servi sur le support en euros pour l’exercice écoulé, et l’encours au 31 décembre. C’est le document qui fait foi.
  2. Votre espace client La plupart des assureurs y publient le taux de l’année précédente dès janvier, souvent dans une rubrique « performances » ou « rendements ».
  3. Le rapport annuel du fonds en euros Les assureurs publient les taux de leurs différents supports et gammes. C’est là qu’apparaissent les écarts entre contrats d’un même assureur.
  4. Vérifiez de quoi le taux est net La mention doit préciser « net de frais de gestion » et « avant prélèvements sociaux ». Sans cette mention, demandez-la par écrit à votre conseiller.
  5. Calculez votre taux réel Reprenez le calculateur ci-dessus avec votre chiffre. Un contrat à 2 % net de frais ne vous laisse que 1,66 % après prélèvements sociaux.

Un taux décevant ne justifie pas toujours de fermer

Fermer un contrat de plus de 8 ans pour en ouvrir un neuf vous fait perdre l’antériorité fiscale et l’abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 €. Avant d’arbitrer, chiffrez le coût fiscal de la sortie avec notre simulateur de rachat après 8 ans. Dans beaucoup de cas, ouvrir un second contrat et y diriger les versements neufs est plus rentable que de tout transférer.


Ce qui décidera vraiment du taux 2026

Personne ne connaît le chiffre, mais les leviers sont connus et publics. Quatre indicateurs suivis par l’ACPR déterminent la marge de manœuvre des assureurs pour l’exercice 2026.

Le rendement de l’actif

Il remonte à 2,8 % en 2025, après 2,5 % en 2024 et environ 2,1 % de 2020 à 2023. Les vieilles obligations à faible coupon sont progressivement remplacées.

La réserve de participation

La provision pour participation aux bénéfices tombe à 4,0 % des encours fin 2025, contre 4,3 % fin 2024 et 5,4 % en 2022. Le matelas se réduit.

Le taux des emprunts d’État

L’OAT 10 ans s’établit à 3,4 % en moyenne annuelle en 2025, contre 3,0 % en 2024. Plus il est élevé, plus l’assureur réinvestit à bon compte.

Le stock d’obligations anciennes

Fin 2025, environ 60 % des placements obligataires arrivant à échéance dans les quatre prochaines années portent un coupon inférieur à 3 %. Leur remplacement soutient mécaniquement le rendement futur.

La lecture combinée de ces indicateurs va dans le même sens : les assureurs disposent d’un rendement d’actif en hausse, mais d’une réserve de lissage en baisse. Cela plaide pour une stabilité plutôt que pour une envolée. Notre analyse dédiée détaille les scénarios chiffrés dans notre article sur la prévision de rendement de l’assurance vie 2026.


Questions fréquentes sur le taux de l’assurance vie en 2026

Quel sera le taux de l’assurance vie en 2026 ?

Il n’est pas connu et ne le sera pas avant janvier 2027. Le taux d’un fonds en euros est une participation aux bénéfices calculée après la clôture de l’exercice. Les seuls taux 2026 déjà certains sont les taux minimums garantis éventuellement inscrits à votre contrat, ainsi que les taux bonifiés contractuellement promis sur une opération commerciale en cours.

Quel a été le taux moyen de l’assurance vie en 2025 ?

2,63 % pour les contrats individuels et 2,64 % pour les contrats collectifs, nets de frais de gestion et avant prélèvements sociaux, selon l’étude ACPR n° 180 publiée le 30 juin 2026. France Assureurs a de son côté communiqué une moyenne de 2,6 % en février 2026. Ces deux chiffres ne se contredisent pas, ils reposent sur des périmètres légèrement différents.

Pourquoi mon taux est-il inférieur à la moyenne de 2,63 % ?

Parce que la moyenne intègre les bonifications commerciales. L’ACPR estime qu’un assuré ne bénéficiant d’aucune bonification touche au moins 0,39 point de moins que la moyenne. S’ajoutent l’ancienneté de votre gamme de contrat, le type d’organisme et la politique de votre assureur. Chez un même assureur, l’écart entre les contrats les mieux et les moins bien servis atteint 0,99 point en moyenne.

Les prélèvements sociaux de l’assurance vie passent-ils à 18,6 % en 2026 ?

Non, pas pour un contrat d’assurance vie classique. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a bien porté le taux global à 18,6 % au 1er janvier 2026 sur les revenus du capital, mais l’administration fiscale précise que les produits attachés aux contrats d’assurance vie comportant une valeur de rachat restent soumis à 17,2 %. Les contrats de rente-survie et d’épargne handicap sont en revanche concernés par la hausse.

Quel est le meilleur taux d’assurance vie en 2026 ?

La question la plus utile n’est pas « quel est le meilleur taux » mais « quel taux vais-je toucher, moi, sur ce contrat ». Un taux d’appel de 4 % conditionné à 50 % d’unités de compte et limité à un an ne vaut pas un fonds en euros à 3 % sans condition sur toute la durée. Comparez toujours le taux servi hors bonification, la durée de la bonification, les frais sur versement et les frais de gestion.

Le fonds en euros rapporte-t-il plus que le Livret A en 2026 ?

Dans la moyenne du marché, oui. Un fonds en euros à 2,63 % laisse 2,18 % après les 17,2 % de prélèvements sociaux, contre 1,70 % pour un Livret A totalement exonéré depuis le 1er août 2026. L’écart se resserre nettement pour les contrats faiblement rémunérés, et le LEP à 2,50 % reste devant pour les foyers qui y sont éligibles.

Le taux affiché par mon assureur est-il net d’impôt ?

Non. Il est net des seuls frais de gestion prélevés sur l’encours du support en euros. Les prélèvements sociaux de 17,2 % viennent ensuite, prélevés chaque année à l’inscription en compte sur un fonds en euros. L’impôt sur le revenu ne s’ajoute qu’en cas de rachat, et seulement sur la part de gains contenue dans le retrait.

Les unités de compte rapportent-elles plus que le fonds en euros ?

Pas sur la période récente. Selon l’ACPR, les supports en unités de compte affichent depuis 2020 un rendement annuel moyen de l’ordre de 2,0 %, net des frais des fonds et des chargements du contrat, soit moins que le fonds en euros moyen, avec en plus un risque de perte en capital. Leur intérêt se juge sur un horizon long et selon votre tolérance au risque, pas sur une moyenne.


Ce qu’il faut retenir

Il n’y a pas de taux 2026 disponible aujourd’hui, et toute page qui prétend le contraire vous montre en réalité 2025. Le repère solide reste le 2,63 % de l’ACPR, net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux, sur des données arrêtées au 31 décembre 2025 et publiées le 30 juin 2026.

Trois réflexes valent mieux qu’une chasse au meilleur taux. Vérifiez de quoi votre taux est net avant de le comparer. Lisez la condition attachée à toute bonification avant de vous engager sur un pourcentage d’unités de compte. Et regardez vos frais sur versement, qui coûtent souvent plus cher qu’un demi-point de rendement.

Et pour 2026, à quoi peut-on s’attendre ?

Vous connaissez maintenant les taux constatés. L’étape suivante, c’est l’anticipation : rendement de l’actif, réserves, taux obligataires et scénarios chiffrés pour l’exercice en cours.

Voir la prévision de rendement 2026

Sources et mise à jour. Article publié et mis à jour le 28 juillet 2026. Taux de revalorisation, chargements, provision pour participation aux bénéfices, rendement de l’actif et unités de compte : ACPR, Analyses et Synthèses n° 180, « Revalorisation 2025 des contrats d’assurance-vie et de capitalisation », 30 juin 2026. Fiscalité des rachats et prélèvements sociaux : impots.gouv.fr, « L’assurance-vie et le PEA », mise à jour du 8 avril 2026. Inflation 2025 en moyenne annuelle : INSEE, indice des prix à la consommation. Taux de l’épargne réglementée au 1er août 2026 : communiqué du ministère de l’Économie et des Finances du 15 juillet 2026. Taux et frais du contrat cité : maif.fr, page consultée le 28 juillet 2026. Moyenne de marché 2025 de 2,6 % : France Assureurs, février 2026.

Avertissement. Cet article fournit une information générale à jour au 28 juillet 2026. Il ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée et ne remplace pas l’avis d’un professionnel, conseiller en gestion de patrimoine, notaire ou expert-comptable selon votre situation. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les taux et paramètres fiscaux cités sont ceux en vigueur à la date indiquée et sont susceptibles d’évoluer.

Amandine Carpentier

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